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 [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)

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Eliaë Asiniël
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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMer 23 Avr 2014 - 15:18


L'aube pointait le bout de son nez alors que je mettais le mien dehors. Je m'étais réveillé un peu plus tard ce jour-ci. Fatigué de mes anciennes journées, j'avais décidé de prendre quelques heures de repos en plus, cependant je m'étais une fois de plus réveillé bien avant l'aube. J'en avais alors profité pour faire ce que j'avais à faire, ménage, lessive et tout ce qui incombait à une personne vivant seule. J'avais envie de voir mon père, de lui demandé des tas de choses toutes plus idiotes les unes que les autres, cependant cela me prendrait trop de temps d'aller jusqu'à Varak et puis ces derniers temps il avait tellement de travail que je m'en aurais voulu de ne pas le laisser faire. J'étais moi même assez doué pour créer des armes, seulement lui était réellement un dieu dans ce domaine, lorsque je prenais mes cimeterres en main, lorsque je remarquais leur parfait équilibre entre la lame et le pommeau, j'avais l'impression de pouvoir me battre durant des heures avec ces armes et c'était bien pour cela que je ne les quittais jamais en vérité. Ces armes étaient comme une extension de moi même et penser à cela me faisait penser à l'absence de mon père. Peut être aurais-je dû déménager à varak, peut-être devrais-je repartir d'ailleurs pour Varak, seulement j'aimais être ici et puis être loin de mon père m'obligeait à ne pas être toujours sous sa protection. J'avais bien plus évolué depuis que j'étais ici. Commençant mon entraînement quotidien, je laissais mes pensées vagabonder de cette manière. Et finalement après deux heures, je partis pour mon cabinet. J'avais pas mal de paperasse à écouler et je devais les faire impérativement. Seulement quelqu'un m'attendait devant mon bureau et je le fis entrer rapidement au vu du tourment intérieur qui l'agitait.

« Bien, dites moi ce qui vous arrive ? »

« Ma sœur, elle a disparu dans la Basse-ville. Elle est partit sans mon consentement hier et je ne l'ai pas vu revenir. J'ai peur qu'il ne lui soit arrivé quelque chose. »

Je le regardais tranquillement, étonnamment s'il paraissait sincère sur sa peur, je doutais par contre que sa sœur ne se soit fait enlevé. Quelque chose de plus profond se tenait dans son cœur. Plus que de la peur, il y avait de la souffrance psychologique, que lui était-il arrivé pour qu'il en arrive là. Je ne fis cependant pas étalage de mon don, je gardais cela secret pour éviter un maximum de commérage et surtout pour éviter qu'on ne vienne encore plus me voir pour me demander d'utiliser mon don pour ces affaires peu glorieuses. Je ne savais pas cependant quoi répondre à ce gamin car s'il m'envoyait dans la basse-ville pour rechercher une sœur qui n'y était pas, j'allais bien évidemment être à court de but à un moment ou un autre. Cependant je lui laissais le bénéfice du doute et donc acceptais de l'aider à retrouver celle qu'il voulait que je retrouve. Je partis donc en fin de matinée. Mes cimeterres dans le dos, ma foudre me parcourant tranquillement, je m'aventurais dans un endroit que j'avais très peu visité depuis mon retour à Hydrasil. Je commençais donc tranquillement mon inspection cherchant ce que le jeune homme m'avait dit de chercher, le dernier endroit ou visiblement il avait vu sa sœur. Je pouvais alors comprendre pourquoi il semblait si fragile. L'endroit était réellement écœurant, mais pire encore l'odeur ainsi que le regard des autres étaient quasi persistant. Comme si chaque fibre de mon être ressentais tout. Mon empathie me renvoya des ondes toutes plus négatives les unes que les autres. De l'envie, beaucoup d'envie, bien trop en vérité si bien que je perdis quelque peu ma concentration et que je finis finalement par me retrouver au milieu d'une rue sans que je ne sache comment j'y étais arrivé.

Mon cerveau se mit alors en action, mon regard ne perdit pas une miette de l'endroit, cherchant les brèches, les endroits où je pourrais m'engouffrer. Je n'avais pas finis de regarder autour de moi que je sentis de bien trop nombreuses présence. Mon regard se porta sur ma droite pour découvrir un groupe de cinq personnes visiblement d'un seul et même clan. Puis tournant mon regard vers la gauche un autre groupe de cinq personne venait de faire son apparition apparemment appartenant à un autre clan. Et moi comme une idiote je me trouvais au milieu du merdier. Personne n'avait pour le moment fait attention à moi et je devais dire que j'en était assez fière en vérité. À croire qu'ils étaient bien trop obnubilés par leur voisins d'en face. Ce n'était réellement pas de chance de tomber au milieu d'une bagarre entre bande rivale. Je me fis aussi petite que je le pouvais, pas parce que je n'aimais pas le combat, en vérité si j'étais bien plus en parole, j'étais aussi beaucoup en geste et je ne demandais pas mon reste dans la bataille en cas de besoin. Je voulais seulement éviter de me mêler de chose qui ne me regardais pas surtout que j'avais une mission à mener à bien. J'allais donc partir par la sortie que j'avais remarqué quelques secondes plus tôt lorsque les hostilités commencèrent.


« Alors les couards, on se tient derrière une femme. »

« Bien sur que non, c'est vous qui l'avez amené devant pour ne pas qu'on la frappe c'est ça ? »

« T'es très con si tu crois qu'on va ramener une gonzesse pour ce genre de chose on a besoin de personne pour se battre qu'est ce que tu crois. »

« Très bien alors montre moi ça ! »

Visiblement ma présence n'était pas passé inaperçus et d'ailleurs je voyais qu'une personne de chaque clan avançait dangereusement vers moi. Pourquoi fallait-il que je me retrouver entre deux camps, avais-je réellement autant de poisse ? Il fallait croire que oui. Je dégainais donc mes cimeterres prêtes à me battre lorsque je me rappelais être bélinoise. Le pouvoir de mon sang. Je tentais tant bien que mal d'y accéder, cependant ces personnes ne semblait pas tellement respective et puis je devais avouer que je brandissais tout de même deux cimeterres in ne peut plus aiguisé devant eux. Tant pis que le meilleur gagne.


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De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyJeu 24 Avr 2014 - 8:34


La petite auberge que j’avais trouvée ne payait pas de mine mais elle ne négligeait pas ses clients et pour une somme relativement modique, je pouvais apprécier le plaisir d’un lit relativement correct et d’un bon ragoût préparé par la tenancière le soir. Pour quelques piécettes de plus, il y avait également un petit déjeuner assez copieux, ou du moins qui me permettait de tenir très facilement jusqu’au diner. Il faut dire que j’avais appris à me contenter de bien moins lors de mes voyages, en conséquence, à chaque retour à la « civilisation », c’était presque une redécouverte des conforts primaires et, je devais l’admettre, cela n’avait rien de désagréable. J’avais même été étonné de la gentillesse de la tenancière qui n’avait pas fait les choses à moitié et s’était fendue d’une chambre dont le lit était suffisamment grand pour m’accueillir, et ce, sans supplément, ou du moins, je le pensais ainsi. Située au rez-de-chaussée de la taverne, au bout d’un couloir qui isolait quelque peu de la grande salle, la pièce était petite et ne possédait pas grand-chose de plus que le lit mais je n’avais pas besoin de plus. Il y avait un petit bureau ainsi qu’une chaise pour s’y installer et, dans un coin un petit meuble à tiroir sur lequel trônait une petite bassine en fer pour les petites toilettes. L’accès aux bains se faisait dans une pièce à part, commune à tous les occupants de l’auberge. Après un décrassage la veille au soir, je m’étais endormi relativement tôt, profitant d’une bonne nuit de sommeil sans rêve. Sans surprise, je me levais avec l’aube, profitant de la clarté rosâtre de ce tout début de matinée. Le ciel promettait d’être clément une fois encore et la promesse d’une journée ensoleillée m’enjoua plus que de coutume.

En silence, je fis un petit brin de toilette pour achever de me réveiller puis sortit de ma chambre avant de prendre la direction de la cour. La tenancière avait accepté que je m’en serve comme lieu d’entrainement, à condition que je ne fasse pas de bruits qui pourraient être inconvenants pour les autres clients. Je lui avais assuré qu’elle n’entendrait pas parler de moi et, jusqu’à maintenant, cela semblait être le cas. Profitant de l’air encore frais, j’inspirais profondément avant d’enlever mon manteau pour le déposer sur une poutre qui soutenait un préau sous lequel reposaient diverses choses. Prenant place au centre de la cour, je commençais, comme toujours, par méditer un peu, laissant mon esprit vagabonder et faisant glisser mes pensées vers Revoran, ses valeurs et mon propre chemin. Parfois, il semblait glisser un signe pour moi, mais, ces derniers temps, il demeurait muet. Peut-être estimait-il que je devais encore rester ici pour d’obscures raisons qu’il était le seul à connaître. En tout cas, il aurait été malvenu que d’essayer de préjuger de ses pensées et de ses raisons. Après plusieurs dizaines de minutes dans le silence, je rouvrais les yeux, à présent bercé par la lueur du soleil qui caressait mon pelage répandant une douce chaleur dans mon corps. Je me suis alors relevé avant de me mettre en position de combat. Comme toujours, j’allais pratiquer pendant plusieurs heures, travaillant les enchainements, ma souplesse, ma vivacité… Une des valeurs de Revoran était la force du corps et de l’esprit et si je me pensais suffisamment fort d’esprit grâce à ma Foi, il convenait tout de même de veiller à ce que le corps lui, ne s’empâte pas. Ces entrainements matinaux étaient une routine dont je ne me séparais jamais. Qui plus est, j’appréciais toujours cette sensation de fatigue qui m’étreignait après une longue séance.

Alors que l’on venait de dépasser le milieu de la matinée, j’avais pris la direction de la salle d’eau pour effacer les traces de mon activité matinale puis m’était rendu dans la salle commune de l’auberge afin d’y prendre un repas rapide. Une fois rassasié, je quittais la taverne sous le regard curieux de certains badauds avant de laisser mes pas me guider d’eux-mêmes dans la cité. J’avais déjà pu découvrir certains quartiers d’Hydrasil, mais ce matin-là, je m’étais rendu dans la Basse-Ville pour une raison que j’ignore. Accompagné de mon fourre-tout en bandoulière, je déambulais sans faire réellement attention aux gens, dominant la grande majorité d’entre eux et profitant de ce spectacle que m’offraient les rues des gens du commun. L’hygiène n’était pas des plus évidente et il semblait clair que les personnes qui vivaient ici, ne devaient pas mener une vie facile. Néanmoins, cela n’impliquait pas nécessairement qu’ils n’étaient pas des bonnes personnes ou méritaient moins que les bourgeois ou les nobles, bien au contraire. On trouvait plus souvent de nobles âmes dans des milieux comme celui-ci, même si, malheureusement les âmes perverties l’étaient souvent beaucoup plus également. Prêcher la parole de Revoran n’était pas évident en ces lieux, pourtant je ne rechignais pas à la tâche, discutant avec quelques passants, pour connaître leur quotidien, ou les aider lorsqu’ils semblaient en avoir besoin. J’avais tout mon temps, je n’avais aucune raison de me presser. Ce n’est que lorsqu’un enfant est passé à côté de moi en courant, répétant sans cesse « ils vont se battre », que je décidais d’aller jeter un œil pour voir de quoi il en retournait réellement. Ils ? La dénomination était assez vague et ce ne fut que lorsque je tournais dans une ruelle que je compris ce à quoi il faisait réellement référence.

Le combat m’était familier, qu’il s’agisse de bagarres de taverne ou de rencontres plus… délicates en dehors des murs d’une cité, mais c’était l’une des premières fois où je voyais des personnes se battre entre les murs même d’une ville. Une histoire de famille ? Peut-être des gangs rivaux… C’était difficile à dire. Ils n’étaient pas très nombreux mais cela faisait une mêlée assez impressionnante. Après quelques instants, je distinguais une jeune femme, la seule, qui se battait plutôt bien avec ses deux armes. Pourtant, j’avais l’impression qu’elle luttait seule et que les coups pleuvaient aussi bien d’un côté que de l’autre. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qu’elle s’était surement trouvée là au mauvais moment. Elle me semblait pourtant familière, sans que je puisse dire pourquoi. L’avais-je déjà croisé quelque part ? Cela me semblait surréaliste. Alors que je réfléchissais, quelqu’un m’interpella, me demandant ce que je faisais ici d’un ton particulièrement menaçant. « Je ne fais que passer. » M’étais-je contenté de répondre, ce qui, visiblement, ne lui suffit pas. Il s’approcha de moi, l’arme à la main, me faisant reculer vers la mêlée, tout en interpelant quelques uns de ses « amis », leur montrant ce qu’il venait de « trouver », un « gros matou perdu ». Les ricanements ne m’échappèrent pas, mais peut-être avaient-ils oubliés que les gros matous avaient des griffes et pouvaient s’en servir. Derrière moi, les échos des lames qui s’entrechoquent continuaient de briser le silence. Je fermais les yeux quelques instants, cherchant ma foi au plus profond de moi, priant Revoran de me prêter sa force. Fermant les poings, je rouvrais les yeux en songeant que, finalement, elle ne serait pas la seule à se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, maudissant un peu ma curiosité qui causerait peut-être un jour ma perte.
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyJeu 24 Avr 2014 - 13:26

Je soupirais alors que les deux autres levaient leur armes pour les abattre sur moi. Si l'on m'avait dit qu'en me levant ce matin j'allais me faire taper dessus tout ça pour trouver une jeune femme dont je ne savais même pas à quoi elle ressemblait. Pourquoi certaine personne ressentait le besoin de se taper dessus pour des broutilles, je ne comprendrais jamais cet état de fait. Je regardais donc tranquillement mes deux adversaires. Ne pas tuer, blesser seulement, leur faire comprendre que la violence n'est pas réellement un but louable. Cependant plus je tentais de ne pas les toucher mortellement et plus ils tentaient de me frapper en traître. Pourquoi fallait-il réellement que tout se passe ainsi, moi voulant faire mon contrat, eux cherchant à me tuer pour une raison que je ne connaissais pas alors que leur ennemis étaient juste devant eux. Un nouveau soupir parfaitement audible m'échappa. Raz le bol d'être sympathique, raz le bol de ne faire que se défendre, il était temps que je passe à l'attaque. Laissant monter la colère que je ressentais en moi pour l'injustice dont ils faisaient tous preuves, je pris aussi soin de laisser vagabonder mon empathie autour de moi. Les points faibles se situaient souvent dans les sentiments de ceux qui n'avait pas l'impression de les laisser filtrer. Mon regard se fit plus sauvage et finalement j'engageais le combat. Donnant des coups de cimeterres par ici et d'autre par là. Le laissais même mes mains crépiter de foudre.

Mon premier adversaire eut le malheur de vouloir attraper mon poignet, bien mal lui en prit il fut paralyser durant un temps indéfinis. Je me dirigeais donc vers son camarade qui avait vu la scène et qui se demandait ce qui était arrivé à son pote de combat. Un coup derrière la tête l'envoya dans les bras de Morphée. Je regardais tranquillement l'autre crétin qui s'était avancé vers moi près à le paralyser aussi. Cependant il avait compris et ne se laissait pas approcher, tant pis. Je laissais tomber la foudre pour me concentrer sur le combat. J'étais d'ailleurs en pleine parade d'une attaque que je ressentis la présence de quelqu'un d'autre. Un autre esprit que ceux des combattants présent. Je ne pus cependant pas regarder dans la direction. Je me contentais de ressentir ses sentiments. Visiblement lui aussi manquait de chance. Je pris quelques secondes de mon temps lorsque j'entendis le terme gros matou. Un suli ? Je vis rapidement une fourrure blanche comme la neige, je ne pus rien voir de plus alors qu'une lame venait tout juste de passer à côté de mon visage. Je l'esquivais rapidement pour finir finalement par me retrouver derrière deux autres adversaires, mais cette bataille insensé ne finirait-elle donc jamais. Je devais faire quelque chose, je prônais la justice, l'équilibre, l'équité tout comme Phélémée. J'étais une bélinoise, je possédais un don du sang qui me permettait de faire cela.


Avec un nouvel entrain, j'abattis le pommeau d'un de mes cimeterres dans le ventre de mon adversaire qui se plia et puis reprenant mon calme, je laissais mon empathie se lier à ceux qui étaient autour de moi puis je pris sur moi et faisais le calme à l'intérieur de mon être. Je pouvais le faire, j'avais oublié une chose crucial tout à l'heure, alors que j'avais tenté tant bien que mal d'activer ce pouvoir ancestrale, j'avais oublié de parler. Il n'y avait que la parole qui pouvait apaiser les esprits échauffés. J'avais entendu tellement de chose sur cette magie du sang bélinoise que j'espérais que ce soit bien réel. Prenant une grande inspiration, je laissais paraître dans ma voix mon calme et le calme que je voulais instaurer.

« Est-il réellement nécessaire de vous battre ? Ne pensez-vous pas qu'il s'agit là d'une rivalité absurde ? Nous sommes tous des gens doués de conscience il serait temps que tout le monde s'en rende compte. Cette bataille ne rime à rien. Cessez de vous battre entre vous et cherchez plutôt des moyens de vous lier de façon à ce que cela profite pour chaque clan. Je suis certaine que vous possédez des talents, des dons ou même des ressources qui vous pouvez échangés non ? »

La bataille semblait réduire d'intensité. Toutes les têtes convergeaient vers moi et finalement au bout d'un moment, l'un d'eux prit la parole.

« C'est justement pour ça qu'on se bats, on arrive pas à trouver un terrain d'entente. Tout le monde cherche à faire mains basses sur nos ressources et personne ne veux rien donner en échange ! »

Je regardais tour à tour ceux qui semblaient être les chef des de chaque clan.

« Je pense qu'il y a une possibilité d'accord si chacun est prêt à mettre un peu d'eau dans son vin et surtout si chacun en tire quelque chose. Ça ne sert à rien de se taper dessus. Le but c'est de forger des ententes pour finalement arriver à un investissement commun qui profite à l'un et à l'autre, je peux vous aider pour les négociations si vous le désirez ? »

Des murmures s'élevèrent dans les deux assemblés, mais les sentiments avaient changés. La colère, la rancoeur et la peur de tout à l'heure avait laisser place à de la joie ainsi que de l'espoir. Enfin, j'avais enfin été capable de faire quelque chose. Je pus finalement lever la tête vers celui qu'ils avaient nommé comme matou. Je finis par remarquer sur sa fourrure quelques tâches noirs. Un sourire se fit sur mon visage alors que mon regard rencontrait le sien. Je n'avais pas rencontré beaucoup de Suli dans ma vie, mais étrangement celui là me semblait différent. Comme si un lien ténue me lier à lui. Qu'est ce que c'était encore que ce bordel. Je laissais cela de côté, détournant mon regard pour revenir sur les chefs qui semblaient être prêt à passer un accord entre eux. Seulement j'avais oublié quelque chose, les deux types que j'avais à moitié assommé, si le premier ne s'était pas encore réveillé, le second venait de se lever et avait pointé une dague dans ma direction. Je n'étais pas attentive à ce moment, j'aurais pu esquiver le coup, cependant j'étais concentré sur l'accord, ce qu'il allait falloir trouver, je ne le sentis arriver qu'une seconde trop tard et je ne pus pas éviter la lame de la dague qui entailla mon flanc.

« Arrête abruti ! »

Un gars, je ne savais lequel venait de désarmés l'autre qui ne comprenait plus rien à la situation. Le gros du problème était que j'avais utilisé un peu trop longtemps la foudre. Entre mon utilisation de mon pouvoir, le combat, la concentration que j'avais dû déployé pour calmer tout cela, la fatigue pointait dangereusement le bout de son nez au moment ou ils s'étaient mis d'accord pour passer un marché entre eux. Le sang qui s'écoulait rapidement de ma plaie m'enlevait petit à petit le peu d'énergie qu'il me restait encore. Je regardais alentour et vit des personnes se pencher vers moi. Ils étaient tous plus grands, ils m'étouffaient alors que mon énergie s'en allait petit à petit. Un brouillard opaque se mit devant mes yeux, comme lorsque j'étais enfant, comme lorsque ma tante me frappait. Le brouillard s'assombrit rapidement jusqu'à ce que finalement se fut le noir totale. Je m'écroulais alors avec un bruit sourd.


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De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyVen 25 Avr 2014 - 10:26


C’était une situation comme j’en avais déjà connu par le passé. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais du faire face à quelques brigands de grands chemins qui vivaient de leurs larcins. Malheureusement pour eux, ils repartaient avec bien plus de bleus que de butins de valeur. Mes nouveaux compagnons de jeu n’avaient pas réellement l’air dangereux, même s’ils savaient se battre, ils ne semblaient être que de simples personnes, luttant pour des raisons qui m’échappaient, mais qui, au fond, ne m’intéressait pas. Si la vie m’avait appris une chose, c’était bien que, lorsque l’on défend sa vie, on évite de trop réfléchir. Rouvrant les yeux après avoir senti la grâce de Revoran me traverser le corps, je repoussais mon pied droit en arrière, relevant les mains au niveau de mon torse, les poings serrés. Certains sourirent, probablement inconscients de ce qu’ils avaient en face d’eux. Il fallait admettre que les combattants à mains nues n’étaient pas les plus courants et qu’une arme permettait souvent d’avoir un avantage certain, néanmoins, la technique et la rapidité d’un homme peut souvent surpasser l’acier ou n’importe quel autre métal forgé. Je n’eus aucune réaction face aux commentaires amusés de mes adversaires, préférant attendre la suite des évènements sans me déconcentrer. Mon esprit était calme, presque en paix, même si, bien entendu, j’étais dans l’expectative du combat. Un peu comme le calme avant la tempête, je savais que rester maître de ses émotions était le meilleur moyen de conserver l’avantage du combat. Nombreux étaient ceux qui se laissaient aller à des pulsions de colère ou de vengeance, mais, généralement, si elles galvanisaient, elles occultaient également certains principes de base de l’affrontement. Faisant quelques pas sur le côté, j’essayai de mettre mes adversaires du même côté, pour les avoir tous à l’œil. Ce n’était pas évident mais bouger était ma spécialité, il l’apprendrait rapidement.

Je n’eus même pas l’envie de raisonner mes adversaires. Peut-être à tort, mais je n’étais pas un lâche et quelque chose me disait qu’ils n’auraient pas changé d’avis quoiqu’il en fut. Aussi, j’accueillais le premier volontaire, non pas par des mots, mais par un pas de côté, tournant mon corps parallèlement à sa lame qui s’avançait vers moi, si bien qu’elle trancha l’air tandis que son bras et le reste de son corps s’offraient devant moi. Rapide, je pivotais à nouveau mon torse, faisant voleter la traine de mon manteau, pour donner de l’élan à mon poing gauche qui vint percuter l’abdomen de mon assaillant avec un bruit sourd. Ce dernier écarquilla les yeux, le souffle coupé et tomba en arrière, incapable de garder son équilibre. Ses camarades parurent surpris de ce fait et me regardèrent bizarrement quelques instants avant de se reprendre. Un coup de chance, voilà ce qu’ils doivent se dire… Pourtant, ceci n’avait rien à voir avec la chance. Ce pouvoir que m’avait accordé Revoran faisait toujours son petit effet, d’autant qu’il n’était pas spécialement visible. Une lueur amusée dans le regard, je me tournais à nouveau vers mes autres adversaires, prêt à en découdre à nouveau. Dans le pugilat, les mouvements étaient cruciaux. Savoir se déplacer au bon moment, connaître les esquives qui ouvrent aux contre-attaques, sans cesse pouvoir se repositionner… Des valeurs que je connaissais bien et que je pratiquais depuis de longues années. Un pas en arrière pour éviter un tranchant d’une hachette légèrement rouillée et probablement destinée initialement à un autre usage que celui de m’équarrir, avant d’effectuer un autre pas circulaire pour laisser passer derrière moi la lame d’un autre comparse avant de lui saisir la main et, d’un mouvement aisé, lui retourner derrière le dos avant de continuer mon mouvement fluide et de laisser entendre un craquement sinistre suivi d’un hurlement adéquat. Celui-ci devrait changer de main d’arme pour les semaines à venir.

Laissant le malheureux s’effondrer sur le sol, je continuais ma danse quand j’entendis une voix s’élever de la mêlée. Apparemment, elle sut toucher tout le monde car la confrontation cessa rapidement. Je pus alors apercevoir qu’il s’agissait de la jeune femme aux lames qui s’était probablement trouvée là par hasard. Sans quitter des yeux mes anciens adversaires, au cas où l’un d’eux aurait des idées stupides derrière la tête. Je dois avouer que j’ai été surpris de voir qu’une aussi petite – il fallait admettre que je la dépassais de deux ou trois têtes – puisse tenir en respect autant d’hommes prêts à en découdre juste avec quelques phrases. Je le sentis hésiter, puis, finalement, décider de s’arrêter et de parler. Un tel revirement était impressionnant mais, après tout, ce n’était pas la première fois que je voyais quelque chose sortant de l’ordinaire. Peut-être qu’elle profitait des faveurs des Dieux, peut-être Revoran lui-même reconnaissait sa force d’esprit. L’idée me fit froncer les sourcils. Etait-ce un signe ? Il était souvent difficile de le dire avec les Dieux, mais avec le temps, il était plus facile de s’en rendre compte. Me décontractant davantage maintenant que le combat était terminé, je regardais la scène avec curiosité tout en relevant d’une main secourable le pauvre bougre que j’avais envoyé au tapis quelques minutes plus tôt. Je ne vis pas toute de suite l’un des hommes se relever et se diriger vers celle qui venait de tous les calmer. Par contre, ce qui s’ensuivit, je n’en avais pas raté une miette. Il n’avait surement pas compris que le combat était terminé. L’imbécile… Je ne compris pas toute de suite que la jeune femme avait été blessée mais il ne me fallut pas longtemps pour m’en rendre compte lorsqu’elle chuta au sol, rapidement entourée par plusieurs hommes.

Peut-être aurais-je du tourner les talons à ce moment-là, ne pas chercher davantage, pourtant quelque chose me disait que cette personne n’était peut-être pas là par hasard et que je n’avais pas croisé son chemin simplement par chance. Revoran était peut-être derrière cette rencontre et si ce n’était pas le cas, il devait certainement apprécier cette âme forte, autant mentalement que physiquement, à en juger par ses performances martiales. Sans un mot, je me dirigeais donc vers l’attroupement dont j’extirpais plusieurs badauds de leur contemplation en les tirant par l’épaule pour les rejeter en arrière. « Laissez la respirer, faites de la place. » Sans chercher à me justifier, je m’agenouillais à ses côtés, content de voir que les autres s’écartaient finalement. Je vis la plaie qui saignait dans son flanc, ses vêtements s’imbibant de sang. Je tournais la tête vers l’un des hommes. « Tes manches. » Il ne sembla pas comprendre immédiatement. Sans répéter, je me levais et tirait d’un coup sec sur les deux manches de sa tunique, les désolidarisant, dans un craquement, de la pièce principale. Les nouant ensemble, je fis un garrot de fortune enserrant la taille de la jeune femme inconsciente mais qui semblait encore respirer. La soigner là serait pourtant impossible. Il me faudrait peu de temps pour parvenir à l’auberge, un endroit plus indiqué pour s’occuper d’une personne. Je passais mes bras sous son corps avant de me relever, la portant sans difficultés. « Je vais m’occuper d’elle. J’aurais besoin de quelqu’un pour m’aider à transporter ses affaires. Quant aux autres, faites lui honneur et trouvez une solution pacifique. » Je ne dis rien de plus et fendit la foule en direction de l’auberge que j’avais quitté le matin, avec juste un regard en arrière pour remarquer un jeunot qui avait prit les armes et les affaires de la jeune femme avec lui avant de me suivre.

Quelques minutes plus tard, nous arrivions sur place. Je conduisis la blessée dans ma chambre, la déposant sur le lit, couchée sur le côté qui n’était pas amoché. Je remerciais le garçon qui m’avait aidé avant de le congédier avec une petite piécette de bronze. Je quittais brièvement la chambre pour demander une bassine d’eau chaude à la tenancière qui m’avait regardé bizarrement mais n’avait pas posé de questions, heureusement. Pendant ce temps, je retournais au chevet de mon invitée. Je défis le garrot de fortune et relevait un peu ses vêtements pour détailler la blessure. L’entaille n’était pas trop profonde et elle était nette. Une chance. Avec la bassine d’eau fraichement amenée, j’entrepris de nettoyer la plaie avant d’y appliquer avec générosité un baume que je fabriquais moi-même. Une recette que je tenais de mon père. Sa seule vertu était d’éviter l’infection, il fallait dire que je n’avais pas forcément les talents ou l’érudition dans le domaine pour faire mieux. Récupérant quelques bandages, je pansais la plaie en recouvrant une partie du corps de la jeune femme, puisqu’il était impossible de faire autrement. Une fois terminé, je la remettais sur le dos avant de rabaisser ses vêtements, masquant ainsi les bandages et remontant les draps sur elle. En silence, je me débarrassais des déchets sanguinolents puis décidait de préparer une tisane. Cela prendrait du temps, mais au moins cela serait prêt pour lorsqu’elle se réveillerait. Lorsque j’eus terminé, je m’installais à genoux sur le sol, face à la fenêtre. D’ici à ce qu’elle se réveille, je profitais de la quiétude pour me plonger dans une méditation personnelle, essayant de faire le tri entre les raisons qui m’avaient poussées à amener cette femme ici et à la soigner…
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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyVen 25 Avr 2014 - 15:47


Le noir complet, je m'enfonçais dans l'inconscience la plus total et le pire dans tout cela c'était que j'en était consciente. J'étais consciente de la blessure, de la perte d'énergie, des gens qui m'entourait, de ce côté oppressant et puis de cette puissance. Je ne savais pas comment dire mais j'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre lorsque je sentis mon corps s'élever. Que m'arrivait-il ? Étais-je morte ? Si c'était le cas alors mon père allait probablement m'en vouloir. Il m'avait fait jurer de ne jamais mourir avant lui, mais après tout ce n'était pas réellement à nous de choisir. Nous naissions avec une date de naissance et une de mort, c'était ce que l'on avait jamais cesser de me rabâcher. Je réfléchissais aussi rapidement que je le pouvais et finalement je me rendis compte que plus je tentais de réfléchir et moins j'y arrivais. Les dernières lueurs de lumières se firent dans mon esprit et le noir m'engloutit totalement. Je me réveillais quelques secondes plus tard dans un endroit bien trop connu. Je le reconnaissais parce que j'y avais passé une partie de mon enfance. La maison de ma tante. Je regardais alentour, cherchant un moyen de m'en échapper, mais je savais pertinemment que je ne pourrais jamais. J'avais essayé tant de fois étant jeune et d'ailleurs nombreuses étaient les cicatrices qui le montrait. Je grelottais dans mon coin, comme lorsque j'étais là-bas. Étais-je réellement retourné dans l'enfer de cette immense maison ou les coups n'avaient fait que pleuvoir au fur et à mesure de ma croissance ? Je tentais tant bien que mal de me remettre debout et j'y réussis finalement.

Mon regard se porta alors sur tout ce qui se posait autour de moi. Cette couche miteuse dans un coin humide de la cave, ces habits défraîchis qu'elle me forçait à mettre et qui sentait le moisis, cette écuelle vide et cassée, ce pot en acier avec des trous qui ne retenait plus l'eau que je pouvais mettre dedans d'origine et ce morceau de pain, trop rassis pour être manger. Pourquoi ? Pourquoi étais-je revenue ici et en tant qu'adulte ? Je ne comprenais plus rien et je finis finalement par me recroqueviller sur moi-même, comme lorsque j'étais jeune. Je savais pertinemment que je ne pourrais pas rester indéfiniment dans cet état, non seulement parce que désormais j'étais adulte, mais aussi parce qu'il ne fallait pas que je me laisse abattre. Les mots d'Eilor traversèrent mon esprit comme tout le temps lorsque je me sentais défaillir. J'étais plus forte, j'avais vécu une vie après cette enfance pourris, j'avais tout faire pour devenir quelqu'un de bien et je faisais le bien autour de moi. Certes, je ne respectais pas toujours les lois, mais pour arriver à ce que l'on voulait on ne pouvait pas toujours respecter les lois, ce n'était pas possible. Je regardais autour de moi une fois de plus, trouvant les rats qui m'avaient servit d'ami était petite et finalement je me décidais à me lever. C'est à ce moment là qu'elle fit son apparition en haut des escaliers. Telle une sorcière que je ne pouvais supporter maintenant que j'avais grandit. Je finis par me relever totalement, nous avions à peu près la même taille maintenant que j'étais adulte. J'étais prête à me battre, mais je n'eus pas la chance de dire le premier mot.


« Alors on me défie encore sale garce. Tu m'as tout pris, tu m'as pris celui que j'aimais, celui que je voulais depuis tout jeune. Je me suis mariée pour que tu sois libre et voilà comment tu m'as remercier. Je te tuerais pour cela. »

C'était cela en vérité. Elle ne m'avait jamais vu moi Eliaë, elle n'avait toujours vu que sa sœur Imeane. Celle qui avait pris l'homme qu'elle aimait, celle qui avait eu une fille avec elle. Je devais à tout pris me débarasser de cela. Ce n'était qu'un rêve, ce sentiment c'était le mien. Je l'avais entendu tellement de fois m'appeler par le nom de ma mère que j'en avais oublié l'essentiel : elle ne m'avait jamais vu comme celle que j'étais. Je pris alors la parole à mon tour, cherchant à esquiver ses coups. Je devais me battre.

« Tu te trompe, je m'appelle Eliaë, je ne suis pas Imeane. Regarde moi bon sang. Je ne suis pas ta sœur. Pourquoi m'en veux-tu à ce point ? Je n'étais qu'une gamine innocente. Je n'avais jamais rien demandé à personne. Tu as pris ma personne comme un défouloir pour que tu puisse passer ta colère de ne pas avoir eu ce que tu voulais, mais moi je n'y étais pour rien. Je n'avais rien demandé à personne, je n'avais même jamais compris pourquoi tu me frappais alors que je ne demandais qu'un peu d'attention. »

Les larmes roulèrent sur mes joues alors que je redevenais la petite fille terrorisée par sa tante, terrifiée par sa propre famille. J'étais perdu, abasourdis. Je venais de dire en quelques secondes ce que j'avais penser toute mon enfance, mais cela avait été inutile ma tante s'approchait vers moi, la main levé et le coup partit avant que je n'ai eu le temps de dire quoi que ce soit. Le coup pied m'atteignit aussi facilement que si j'avais été une poupée de chiffon et puis vint ensuite la déferlante des autres coups.

« Je n'ai rien fait, je suis juste née de l'homme que tu aimais, je n'ai rien fait. »

Et ma voix se perdit jusqu'à ce que je me réveille en sursaut. Mon esprit était encore torturé par cette scène que j'avais vécu tant de fois, tant et si bien qu'à peine réveillé, je me recroquevillais dans un coin du mur de la chambre dans laquelle je me trouvais. Les bras autour de mes jambes, je marmonnais pour moi même.

« Je n'y suis pour rien, je n'y suis pour rien. Arrête je t'en prie. »

Comme un sort qui me permettrais de me protéger. Mon esprit n'arrivait pas à saisir que j'étais désormais sortie de mon rêve et comme si j'étais toujours l'enfant qui en avait prit plein la tête, mon empathie échappa à mon contrôle, parcourant la pièce pour trouver un esprit que je ne connaissais pas. C'est à ce moment que je compris que quelque chose clochait. Dans cette maison où j'avais grandis, je connaissais tous les esprits présent. Pourquoi celui-là faisait-il exception ? Où étais-je réellement ? Je dépliais légèrement les bras et levais doucement ma tête. Le brouillard était encore très présent devant mes yeux et je n'arrivais pas à distinguer grand chose. Et puis, doucement, comme si le temps changeait, mon regard se fit plus clair, la lumière du jour entrait doucement dans la pièce, réchauffant mon corps et c'est à ce moment là que je le vis. Le suli. Celui qui avait été pris dans la bataille. Tout me revint alors en mémoire, la bataille, le fait que j'étais arrivée à calmer les esprits échauffés et finalement le coup de dague. Je comprenais désormais, la douleur que j'avais ressentis dans les côtés étaient similaire à celle que j'avais actuellement. J'avais pris cela pour les côtes cassées que j'avais déjà eu, mais en vérité il ne s'agissait que du coup de dague. Je me remis droite. Étrangement je n'avais pas peur de cet homme.

Je le détaillais tranquillement. Il était grand, très grand, trop grand par rapport à moi. Sa fourrure était blanche comme j'avais pu le voir lors du combat mais ce que je n'avais pas vu s'était les différentes tâches noirs qui parsemaient son pelage. Je devais avouer qu'il ne s'agissait que du second suli que je voyais, mais contrairement à l'autre Natsil, la jeune femme celui là dégageait quelque chose d'étrange. Je ne savais pas dire quoi. Mon empathie me montrait clairement qu'il ne me voulait pas de mal, seulement je n'arrivais pas à faire confiance, j'avais un véritable problème sur ce point là et finalement je descendis du lit, me mit debout et restait là en silence. Je remarquais après un temps que des éclairs crépitaient doucement dans mes mains. J'avais vraiment perdu le contrôle de mes pouvoirs. Je repris tranquillement le contrôle, calmant ma respiration et je finis par pouvoir m'adresser à lui. Mon regard fixé sur lui.


« Qui êtes vous ? Pourquoi m'avoir aider ? »

Je n'avais pas encore les idées très claires, mais je ne comprenais pas pourquoi il ne m'avait pas laisser dans la rue. Nous ne nous connaissions même pas alors pourquoi m'avait-il aider ? Mon côté suspicieux encore et toujours mais je n'y pouvais rien, je me fiais d'habitude à mon empathie mais pour le coup, avec mon état groggy, ma main posé sur mon côté qui me faisait un mal de chien et mes armes qui n'étaient pas à disposition, j'avais du mal à faire la part des choses. J'étais navré de ma façon d'être avec lui mais pour le coup je n'arrivais pas à réagir autrement.


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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMer 30 Avr 2014 - 7:18

La pièce était calme et, comme toujours, j’appréciais le calme car il apportait repos et tranquillité de l’âme. Beaucoup de gens ne comprenait pas l’inaction qui pouvait caractériser ceux qui pratiquaient la méditation, pourtant, j’en avais découvert les bienfaits rapidement, qu’il s’agisse simplement de reposer son corps ou de faire le calme dans son esprit pour réfléchir davantage et de manière plus posée. Les yeux clos, je sentais la chaleur du soleil de la mi-journée réchauffer mon pelage. Mes pensées étaient cependant loin d’être paisibles, principalement à cause de la personne qui se trouvait dans cette même pièce, même si elle était encore inconsciente. Ce n’était pas dans mon habitude de prendre soin des gens. Loin de laisser les gens dans le besoin, je n’étais cependant pas au service des autres et, dans cette situation, il y aurait surement eu une autre âme charitable pour prendre soin d’elle et, pourtant, je m’en étais chargé moi-même, convaincu que Revoran y était peut-être pour quelque chose. Les voix divines sont difficiles à entendre, même pour ceux qui y consacrent une existence entière, mon ancien maître avait été assez explicite là-dessus. Des signes, rien de plus, pouvant se trouver n’importe où, sous n’importe quelle forme. De quoi devenir rapidement paranoïaque, mais quelque chose me disait pourtant que cet affrontement de rue n’était pas dû au simple hasard. J’aurais pu passer mon chemin mais ma curiosité m’avait poussé à observer la scène et, comme une conséquence, j’y avais été mêlé. La causalité était une réalité, mais la volonté divine aussi. Si ma curiosité avait été éveillée, cela pouvait être à cause de mon tempérament, ou simplement parce que Revoran avait attiré mon attention. Mais, si tel était le cas, sur quoi ? Et, surtout, pourquoi ? Pour m’occuper de cette jeune femme ? L’idée me sembla saugrenue…

Un léger sifflement rompit le silence. L’eau bouillait. Dans un soupir, je rompis le fil de mes pensées et me redressait souplement avant de jeter un œil à mon invitée-surprise. Elle était toujours inconsciente, du moins, elle en avait l’air et, à vue de museau, elle ne faisait pas de jolis rêves. Hélas, je n’avais rien en stock pour pouvoir l’aider. Au moins ne semblait-elle pas bouger énormément, ce qui était un avantage pour la cicatrisation de sa blessure. Sans plus d’attention, je retirais la bouilloire du petit poêle et récupérais quelques plantes dans une petite bourse de cuir préalablement sortie de mon fourre-tout, avant de les déposer à l’intérieur, laissant infuser le mélange. Ceci fait, je reposais le récipient à distance de la source de chaleur pour la maintenir à une température correcte puis me redirigeais vers la fenêtre pour reprendre la position que j’avais quitté quelques instants plus tôt. Dans une grande inspiration, je fermais les yeux à nouveau, expirant ensuite très lentement, le flot d’air emportant avec lui hors de moi tout ce qui pouvait entraver mes pensées. En silence, je revivais les évènements de la matinée, décryptant au passage tout ce qui aurait pu m’échapper, essayant de mettre le doigt sur ce qui avait poussé ma décision, mais, pourtant, je ne parvenais pas à comprendre. Il fallait peut-être croire que j’avais juste agi instinctivement, convaincu que si ces hommes en étaient venus à se battre sans essayer de négocier, ils n’étaient pas nécessairement les meilleures personnes à qui remettre la vie d’une autre. C’était cependant loin de mes préoccupations majeures… Il restait à espérer que cela ne m’apporterait pas plus d’ennuis, déjà que la tenancière m’avait regardé d’un drôle d’air à mon arriver. Peut-être pensait-elle à autre chose lorsqu’elle voyait arriver un « homme » avec une femme dans ses bras.

Mes pensées furent à nouveau troublées. Non pas à cause de la bouilloire qui restait tranquille dans son coin, mais à cause de mon invitée, qui, apparemment, continuait de faire de mauvais rêves, mais, cette fois-ci, s’exprimait à voix haute sans s’en rendre compte. Préférant ne pas m’immiscer dans ce qui était clairement quelque chose qui ne me regardait pas, j’essayais de fermer mon esprit à ce qui m’entourait pour me concentrer uniquement sur moi-même. Peine perdue quand j’entendis le parquet grincer et les vibrations du sol arriver jusqu’à moi. Au moins elle semblait réveillée. Je rouvris les yeux au moment même où elle s’adressa à moi, d’une manière relativement sèche. J’esquissai un sourire pour moi-même avant de me redresser, de toute ma hauteur et me retourner vers elle pour poser mes yeux sur elle. « Un simple merci m’aurait suffit. » Il n’y avait aucune animosité dans ma voix, peut-être un léger amusement. Puis, sans aucun autre procès, je me dirigeais vers le coin de la pièce où reposait la bouilloire. Un simple toucher me confirma qu’elle était encore chaude et je versais une portion d’infusion dans un gobelet avant de me retourner vers elle. « Buvez ceci, ça vous calmera ainsi que vos maux de têtes à venir et la douleur dans votre flanc. » J’hésitais quelques instants puis rajoutais. « Le goût est immonde, mais ce n’est pas fait pour être siroté. D’une traite ça passera mieux. » Je restais ainsi, le verre tendu vers elle, attendant qu’elle s’en saisisse pour le boire. Si elle s’attendait à ce que je réponde à ses questions avant, elle se mettait un doigt dans l’œil. Quant aux présentations, nous allions avoir tout le loisir de les faire plus tard, pour le moment, elle devait finir d’émerger, les réveils brutaux ne favorisaient pas la réflexion posée. « Et je vous conseille de vous recoucher. » Un conseil aux allures d’un ordre, mais l’adrénaline de son réveil ne ferait pas long feu dans son organisme.
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyJeu 1 Mai 2014 - 4:10

Je, j'étais perdue, totalement décontenancé et je ne savais pas très bien où j'étais. Ce que je savais par contre c'était que ce type en face de moi était immense et que dans la situation actuelle je ne pourrais pas faire grand chose contre lui. Comme pouvait-on être si grande franchement ? Ou était-ce moi qui était trop petite. Dans les deux cas je ne savais pas réellement comment réagir. Je ne voyais pas mes armes et de toute façon la douleur de mon flanc était bien trop présente pour que je puisse les utiliser. J'avais l'impression d'avoir reçu un autre de ses coups qui m'avait brisé les côtes. J'espérais juste que la blessure n'était pas trop profonde parce que sinon je mettrais beaucoup de temps à cicatriser et ça n'allait pas forcément m'aider pour mon travail.je cherchais donc un moyen désespéré de m'en aller d'ici sans autre sommation, seulement mon cerveau refusait d'analyser quoi que ce soit et finalement la voix de mon ''sauveur'' s'éleva dans la pièce. Un simple merci, mais pour quoi ? Je finis par baissé mon regard vers mon côté, enlevant la main je remarquais alors que je n'avais plus de sang, enfin en soulevant ma tunique je remarquais qu'il avait soigné ma blessure. Pourquoi, pourquoi avait-il fait cela, qu'est ce que ça lui apporterait de faire ce genre de chose. Je n'étais pas riche, loin de là et je n'avais rien de valeur à lui donner en échange. Est-ce qu'il existait encore des personnes capable de charité ici bas. Je levais doucement mon regard bleu pour le fixer sur la peluche en face de moi.

Le terme était mal employé, heureusement pour moi je ne l'avais pas dit tout haut et finalement il reprit la parole en me tendant une tasse. Suspicion quand tu nous tiens, je regardais la tasse qui trônait dans sa main et je ne pus m'empêcher de laisser aller mon empathie. Ce fus quasiment au même instant qu'il reprit la parole encore, goût immonde, ça sentait la tisane qui serait bonne pour les chairs mais pas pour la langue. Je ne savais pas trop si je devais laisser mon instinct me dicter de lui faire confiance. Même mon empathie semblait ne rien craindre. Rien n'émanait de mauvais de lui et s'était d'autant plus étrange que j'avais la vague impression de le connaître. Je n'avais pas rencontré énormément de Suli dans ma vie et je doutais d'ailleurs de l'avoir rencontré un jour celui-là alors pourquoi me paraissait-il si familier ? Peut être la couleur de son pelage qui lui donnait un air serein ou alors son calme si comparable au mien lorsque je n'étais pas blesser et sortis d'un cauchemar qui ne s'en allait jamais. Je respirais tranquillement, cherchant à retrouver mon calme lorsque me conseilla de me recoucher. Je n'étais certes pas en bonne forme, mais je n'étais pas empotée non plus. Je tendis cependant la main vers la tasse, tout en évitant de le toucher lui et finalement posa mon nez au dessus. L'odeur en soit n'avait rien de très agréable. Je portais le liquide à mes lèvres et je pus constater qu'il n'avait pas tord, le goût était atroce. Je bu cul sec et le remit la tasse dans les mains.


« Merci. »

Une voix tranquille, sans animosité mais avec énormément de sentiment amical dedans. Je n'étais pas idiote au point de ne pas remarqué qu'il avait été sympa avec moi. C'était normal qu'en retour je le soit avec lui. Pourtant je ne suivis pas réellement son dernier conseil, je n'avais pas envie d'aller me recoucher et puis il m'intriguait fortement. Je ne savais pas si cela était un crime, mais j'avançais doucement ma main vers lui, tentant de toucher sa fourrure. La curiosité l'emportait sur tout le reste et j'avançais doucement ma main vers lui, le fixant toujours du regard. J'étais presque arrivé à le toucher lorsque je sentis mes forces m'abandonner. L'adrénaline qui me tenait encore debout avait cesser de faire effet au moment ou j'avais décidé de lui faire confiance et finalement mes jambes lâchèrent douloureusement sous moi. Heureusement, j'étais assez souple pour me rattraper au bon moment et finalement je réussis à regagner le lit sans trop de casse si ce n'était mon ego qui en avait pris un coup. Je ne cessais cependant de fixer mon interlocuteur et finalement je reposai ma question.

« Pourquoi m'avez-vous aider ? »

Je le regardais tranquillement, assise sur le lit, la main sur le côté comme pour essayer d'endiguer la douleur et je repris tranquillement.

« Ce n'est pas que je ne sois pas reconnaissante au contraire, je vous remercie pour ça, cependant, dans ce genre de situation personne ne prends soin de personne et encore moins des gens qu'on ne connais pas. Je vis depuis assez longtemps ici pour le savoir. »

J'allais rajouter que j'avais vécu ce genre de chose toute mon enfance et puis finalement je levais la tête, captant quelque chose. S'il m'avait soigner, cela voulait dire qu'il les avait vu. Comment réagir face à cela, je prenais un soin précautionneux pour justement éviter que des gens les voit. Je le regardais tranquillement, mais il ne montrait aucun signe de dégoût ou autre, comme si tout cela lui était égal. Évidement, il n'y avait que moi pour me monter la tête ainsi, mais je ne savais pas faire autrement j'avais toujours vécu ainsi. Je n'aimais pas être découverte ainsi, si certains savait que mon enfance n'avait pas été de tout repos, jamais personne n'avait vu les séquelles de cette enfance. Je tentais de garder mon calme tout en attendant de savoir ce qu'il allait me répondre.


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Eliaë écrit en #6699ff
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyDim 4 Mai 2014 - 18:33


La réaction de la jeune femme ne m’étonna guère. Il fallait dire que les Humains voyaient peu de Sulis. Certains aventuriers devaient en rencontrer quelques uns, parfois, mêmes sauvages, mais ceux qui vivaient dans les capitales, eux, ne rencontraient pas souvent ceux que l’on pouvaient appeler comme « les miens ». Les Hommes-Félins apprivoisés ne courraient pas les rues, c’était le moins que l’on puisse dire. Aussi, je n’étais pas étonné des regards étonnés que l’on pouvait poser sur moi à longueur de temps et celui qu’elle posait sur moi en ce moment ne m’étonnait guère plus. La curiosité qui émanait d’elle était la même que celle que d’autres pouvaient avoir à mon égard lorsque je rentrais dans une taverne. Elle semblait réticente mais c’était normal. J’imaginais assez facilement qu’il n’était pas évident de faire confiance à n’importe qui, encore moins lorsqu’on se réveillait dans un endroit inconnu, sans réellement comprendre ce qui venait de se passer. Néanmoins, elle devait comprendre que je ne lui voulais aucun mal et surtout pas l’empoisonner. Ca aurait été assez stupide vu l’endroit où on était et, quitte à vouloir l’empoisonner, j’aurais certainement pu la tuer de mille manières différentes alors qu’elle était toujours dans le coma. Quoiqu’il en soit, elle sembla réaliser qu’un soigneur ne tenterait surement pas de défaire son propre travail et je me contentais d’esquisser un sourire tandis qu’elle prenait la tasse. Je restais impassible tandis qu’elle essayait de sentir la tisane avant de la boire cul-sec. Sa grimace me fit sourire et j’acquiesçais doucement avant de reprendre la tasse pour la déposer là où je l’avais pris. « Ce n’est pas si difficile à dire, n’est-ce pas ? » Il y avait une pointe d’amusement dans ma voix, mais je ne pouvais pas m’empêcher. Et puis cela n’avait rien de méchant, au fond.

A nouveau face à elle, je remarquais qu’elle ne semblait pas vouloir tenir compte de mon conseil. Je ne pouvais pas lui en vouloir, mais j’étais convaincu qu’elle ne pourrait pas tenir ainsi bien longtemps. Silencieux, je la regardais. Elle semblait intriguée et, au fond, je l’étais un peu aussi. Je n’avais toujours pas réussi à me décider sur les véritables raisons qui m’avaient poussées à la ramener ici et à la soigner. Je remarquais sa main qui se levait doucement vers moi. Je ne bougeais pas d’un iota, pas vraiment convaincu de ce qu’elle voulait faire mais je doutais sincèrement qu’elle puisse me faire du mal, ou du moins qu’elle le voulait. Elle ne parvint cependant pas à ses fins et tandis que sa main s’approcha encore, elle vacilla, perdant apparemment le contrôle de ses jambes. Avant que je ne puisse intervenir, elle parvenait néanmoins à se laisser glisser sur le lit pour s’asseoir. « Ce n’était pas faute de vous avoir prévenu… » M’amusais-je de son sort ? Certainement pas, mais certaines personnes pouvaient être réellement plus têtue que de raison. Quant à sa question, ma foi, je ne savais pas vraiment si je pouvais concrètement lui répondre. Ses précisions ne m’aidèrent pas vraiment, même si je comprenais qu’elle voulait comprendre les raisons qui m’avaient poussés à faire ce choix. « J’aime à penser que je ne suis pas comme tout le monde. » Ce qui était vrai, enfin, j’essayais de ne pas me fondre dans la masse, mais, forcément, de part ce que j’étais, il était difficile de penser que je pouvais y arriver un jour, même en n’étant qu’une personne banale. Cette idée me fit sourire alors que je faisais quelques pas vers la fenêtre de la chambre d’où je contemplais le ciel bleu qui couvrait Hydrasil d’une douce chaleur en ce début d’après-midi.

« Pour être franc, je n’en sais rien moi-même. » J’haussais les épaules avant de soupirer longuement. « Il est des choses qui ne s’expliquent pas. On les fait parce qu’on pense devoir les faire. » C’était une justification qui ne lui conviendrait peut-être pas mais, dans l’ensemble, cela résumait bien la situation. Si j’avais cru y voir un signe de Revoran, d’une façon ou d’une autre, je me devais de lui venir en aide. Néanmoins, l’interprétation des signes n’était pas évidente, même pour moi qui, pourtant, étais habitué à en recevoir, aussi, je savais que je pouvais tout simplement avoir mal interprété ce que j’avais vu et ressenti. Mais, que ce soit le cas ou non, cela n’importait plus désormais. Elle se trouvait là, je l’avais soigné et le passé était désormais le passé. « Après tout, la raison est-elle vraiment importante ? Certes, j’aurais pu le faire à bénéfice, mais je n’ai pas l’air de vouloir vous demander une faveur, n’est-ce pas ? » Je m’étais retourné vers elle à la fin de ma phrase, appuyant ma dernière question, plutôt rhétorique, d’un sourire léger mais franc et amical. A vrai dire, j’attendais peut-être plus un autre signe, ne serait-ce que pour savoir si je m’étais trompé ou non. Pour le reste, la vie suivait tranquillement son cours et si elle désirait quitter cette pièce, ce n’était pas moi qui allais la retenir. Qui plus est, quelque chose m’intimait que cela aurait été très malvenu. Peut-être était-ce le fait de l’avoir vu combattre. « Avant que vous ne vous inquiétiez, vos affaires sont là. » J’indiquais d’une main les armes et les affaires de la jeune femme, déposées soigneusement contre la petite commode de la chambre. « On ne croise pas souvent une jeune femme maîtrisant le cimeterre, et encore moins deux... »
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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyLun 5 Mai 2014 - 6:06

Sa remarque me fit hérissé le poil, ce qui n'était pas pour rendre la situation cocasse sachant que du poil c'était lui qui en avait le plus, mais il semblait s'amuser à mes dépends et je devais avouer que ce n'était pas pour me plaire. Que pensait-il ? Que j'allais sourire alors que je me retrouvais dans un endroit que je ne connaissais pas avec une personne que je connaissais pas et puis qui de nos jours aidait réellement les gens ? J'aurais plus penser que j'allais mourir dans cette ruelle. Et puis ce cauchemar qui était venu me réveiller n'avait pour rien aider à la situation. Il était tout de même assez étrange de voir que chaque fois que le moral était en baisse à cause d'une grosse blessure physique ou moral, nos pires cauchemar venaient nous hanter. Je soupirais intérieurement et laissait couler l'affaire. D'un autre côté, je ne pouvais réellement lui en vouloir. Après tout il avait parfaitement raison. J'aurais dû dire merci depuis un moment. Seulement voilà, mon cerveau fonctionnait en mode survie et je ne pouvais pas dire que tout cela était simple pour moi. Je laissais donc l'info parcourir tranquillement ma tête, mes jambes avaient depuis quelques secondes céder sous moi, m'obligeant à aller rejoindre le lit de ce jeune homme si étrange et finalement j'écoutais tranquillement ce qu'il avait à dire. Oui, il m'avait prévenu et non ce n'était pas le fait d'être têtu qui m'avait en quelque sorte obligé à rester debout mais bien le fait qu'il m'intriguait lui.

Ce n'était pas parce que je voyais peu de Suli en fait, cela n'avait pas réellement d'importance. De plus j'avais déjà vu des Suli avant lui, mais je ne savais pas réellement comme dire cela. J'avais l'impression de le connaître alors que c'était bien la première fois que je le voyais, ça c'était certains. Je laissais tranquillement mes sentiments de côté, laissant même mon empathie sur le côté. Ma douleur dans les côtes était très sévère je ne savais pas trop pourquoi parce que je ne pensais pas que la blessure était si profonde, seulement il y avait de cela quelque jours, j'avais aussi dû me battre, mon corps me rappelait à l'ordre et il faisait ça bien. Je restais cependant assise sur le lit, ne détachant pas mon regard de l'homme en face de moi. Ses réponses me laissèrent sans voix. Lui non plus ne savait pas trop pourquoi il m'aidait tout comme moi je ne savais pas pourquoi j'avais l'impression de le comprendre. Était-ce un signe qu'on devait voir là ? Quelque chose qui nous avait réunit pour une bonne raison ? Peut-être qu'il allait pouvoir m'aider dans mon enquête. Non je doutais que ce soit cela et pourtant pourquoi tout deux nous avions ces impression étrange ? Je ne savais pas vraiment mais je savais un truc, il y avait comme un lien qui nous attachait pour une raison ou une autre.

Et ça me fichait encore plus la trouille. J'avais décidé, il y avait longtemps de ne plus jamais me lier avec qui que ce soit pour la bonne et simple raison que je perdais toujours les gens qui m'étaient proches. Il n'y avait qu'à voir avec Erys que je n'avais jamais retrouvé depuis et que je doutais fortement de retrouver. Mes parents qui étaient décédés dans d'étranges circonstances. Mes premières années qui furent des plus pénibles à supporter. Je n'avais eu le droit qu'à un peu de répit lorsqu'Eilor m'avait recueillis et même là finalement si on y regardait bien je n'avais pas réellement été tranquille. J'avais de toute façon déjà décidé à cette époque que je resterais seule. Alors ce gars devant moi, j'avais un peu peur de ce qui pourrait arriver. Ce n'était pas de sa faute, seulement de la mienne. Plus je l'écoutais et plus je ressentais se lien tenu entre nous deux qui se renforçait. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi nous. Des tas de questions se formaient dans ma tête au fur et à mesure que mon angoisse grandissait et puis il me posa la question du fait qu'il ne demandait pas de faveur. Lui peut être que non, mais quelque part, quelqu'un devait bien tirer profit de ce genre de rencontre. Ma peur s'accentua quelque peu jusqu'au moment où il parla de mes armes.

Dés que je les vis non loin de là, ma peur diminua, cessa d'augmenter. J'avais toujours cette angoisse sourde dans mes entrailles, mais j'avais avec moi la chose la troisième chose la plus précieuse de mon existence. Je me levais tranquillement, tentant une approche vers mes armes. Le cadeau de mon père, enfin de mon oncle même si je le considérais bien plus comme mon père. Ma traversé fut au départ un peu laborieuse, pourtant tout n'était pas loin, mais la fatigue, la perte de sang m'avait laisser à plat et puis, comme mué par un instinct je me dirigeais vers mes armes et les pris dans mes mains. Passant ma main doucement sur la lame, me rappelant dans quelle circonstance elles avaient été forgés toutes les deux. La remarque du Suli me fit sourire et finalement relâchant mon empathie, les idées claires, je me rendit compte que ce jeune homme n'avait rien de méchant. Laissant de côté ma méfiance je me tournais vers lui, un des cimeterres à la main avec un sourire. Je n'aurais su dire pourquoi, mais j'étais persuadé qu'en sa présence je ne craignais rien.


« Je me suis entraîné toute petite au combat, j'ai testé des tas d'arme mais il n'y avait que celles-ci qui m'allaient parfaitement. Qui complétaient mon style de combat et mon agilité. »

Mon regard se porta sur la lame et puis avec la tranquillité et le calme que j'avais d'habitude en privée, avec la voix douce que j'avais lorsque je parlais au seul personne qui m'était proche je repris mon récit.

« Elles n'ont pas une taille conventionnelle parce que je ne suis pas très grande. Mon oncle qui m'a élevé me les a forgé juste pour moi. Grâce à cela je lui dois la vie pour de nombreuses fois. »

J'esquissais tranquillement un sourire et puis contre toute attente, reposant mes armes et tendant la main vers lui je repris.

« Je me nomme Eliaë, détective privée d'Hydrasil, ravie de faire votre connaissance. De plus je vous dois une faveur vu que vous m'avez sauvé. »

J'attendais tranquillement. Il ne comprenait peut être pas que ce genre de geste était très important pour moi parce que je ne le faisais jamais. En gros je venais de comprendre que je ne pourrais rien faire contre cela et j'acceptais le fait que nous puissions être liés d'une manière ou d'une autre. C'était un grand pas en avant pour la peureuse des relations que j'étais.


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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyLun 12 Mai 2014 - 19:47


Il y avait quelque chose avec cette petite humaine. Un petit quelque chose que je n’étais pas capable de définir sur l’instant mais c’était le genre de chose que je pouvais encore reconnaître avec le temps, même si j’avais passé beaucoup de temps seul ces dernières années. Je devais admettre que la proximité avec d’autres personnes ne m’avait jamais réellement tentée, peut-être parce qu’il y avait toujours une relation étrange entre les Humains et les Sulis, un mélange entre la fascination et la crainte et, hélas, jamais suffisamment de « normalité ». Comment ne pas remarquer les regards lorsque l’on rentre dans une taverne, cette méfiance des uns et cette surprise des autres. J’ai conscience de ne pas passer inaperçu, mais même si nous ne sommes pas aussi passe-partout que les Humains, nous ne sommes pas si différents que cela, pourvu que l’on puisse regarder par-delà le pelage, les griffes et les crocs. Bon, d’accord, j’en demandais peut-être un peu trop. Enfin, cette solitude forcée n’était pas un problème, n’était-ce que parce que je m’en étais accommodé avec facilité, et également parce que j’avais pour compagnie ma Foi, une présence bien plus importante et réconfortante que certains ne pouvaient l’imaginer. Certains riraient presque de savoir qu’elle suffisait à réchauffer au plus profond de l’hiver mais c’était là le genre de choses qu’il était difficile de concevoir lorsque l’on ne partageait pas les mêmes convictions, et le même pelage aussi. En tout cas, l’idée que Revoran ait pu décidé de mettre quelqu’un sur ma route me semblait étrange, mais j’avais appris depuis longtemps qu’il avait souvent des raisons qui pouvaient échapper au plus intelligent et sage des mortels. Après tout, ce que j’avais appris de mon ancien maître, mieux valait ne pas avoir la prétention de pouvoir décrypter les désirs d’un Dieu. Cela n’impliquait pas de suivre aveuglément, mais simplement de ne pas se retourner le cerveau.

Le dos à la fenêtre, j’observais la jeune femme qui tenta de se diriger vers ses affaires. Je n’étais pas convaincu que c’était une bonne idée d’essayer de se lever dans son état mais je me gardais bien d’émettre une nouvelle recommandation étant donné qu’elle n’avait pas semblé vouloir tenir compte de la première. Sans ciller, je l’observais s’empoigner de ses armes en souriant. Elle semblait comme rassurée par le contact du métal, à tel point qu’elle se livra, de manière assez surprenante. Il n’était pas étonnant d’apprendre qu’elle maniait des armes depuis qu’elle était petite, car si certaines personnes passaient leur enfance avec une cuillère en argent dans la bouche, d’autres vivaient différemment. Et puis j’avais moi-même eu une enfance plutôt agressive, même si, apparemment, je ne l’avais pas été assez. Refoulant ces mauvais souvenirs de mon esprit, je me concentrais à nouveau sur mon invitée surprise qui se laissait encore aller à davantage de confessions. Il était vrai que je m’étais posé la question sur la taille de ses lames, il fallait admettre que la raison qu’elle avançait était plus que logique. Il aurait été idiot de s’encombrer d’armes trop grandes pour elle. Une fois qu’elle eut fini, elle reposa ce qu’elle tenait en main avant de se tourner vers moi et de me tendre sa main en se présentant. Détective privée ? Voilà un métier qui n’avait rien de commun, il fallait l’admettre. Après un instant de silence, je m’approchais d’un large pas, suffisant pour parcourir la distance qui nous séparait et je tendis ma patte, serrant sa main sans trop forcer pour éviter de la blesser, la force d’un Suli pouvait en surprendre plus d’un.

« Zakaerii, mais j’ai bien peur de ne pas avoir quelque chose à rajouter derrière. » Un petit brin de malice dans ma voix peut-être, il était vrai qu’à part mon nom, je n’avais pas grand-chose à rajouter. Je ne pouvais pas me targuer de résoudre des mystères à travers Hydrasil, je me contentais de suivre mon petit bonhomme de chemin, selon les principes de Revoran. Non pas que je lui reprochais quoique ce soit, après tout, cette vie devait être passionnante. Découvrir de nouvelles choses, chercher à résoudre des mystères. En réalité, je me demandais même de quoi pouvait être fait son quotidien. Alors que je relâchais l’étreinte de ma main, je rajoutais. « Et vous ne me devez rien, j’insiste. » Je jetais un œil à ses blessures, perplexe. Enfin elle était à même de gérer sa propre douleur et son corps. Un peu curieux, je m’adossais au mur de la chambre. « Et, si je peux me permettre, il y a beaucoup de choses à trouver pour une détective privée par ici ? » J’étais simplement curieux de savoir quel pouvait être son quotidien. A vrai dire, je me demandais même s’il y avait des gens pour faire appel à ses talents. Probablement, sans quoi elle ne poursuivrait certainement pas dans cette tâche mais je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ses occupations probables. Recherches au fin fond de la ville basse peut-être ? Mais pour trouver quoi ? Des bagarres de rue ? Elle ne devait pas manquer de rencontrer les ennuis, il suffisait de la voir proche de ses armes pour s’en rendre compte que ce n’était vraiment pas la première fois qu’elle s’en servait. « J’imagine que c’est le métier qui pousse à se retrouver souvent au milieu de bagarres de rues ? »
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMer 14 Mai 2014 - 4:25

La douleur semblait s'atténuer au fur et à mesure que je calmais ma respiration ainsi que mes angoisses. Ce genre de cauchemar avait le don pour me mettre à plat ou alors me mettre sur les nerfs. Je savais parfaitement que ce n'était pas de sa faute, qu'il m'avait soigné, mais le temps que mon esprit replace tout cela, généralement, j'avais le temps de blessé l'orgueil, l'ego ou tout autre sentiment de la personne, cependant lui ne semblait pas blessé de quelque manière que ce soit. Je le regardais tranquillement, la main toujours tendu et finalement il la prit se présentant à son tour. Cela me fit sourire lorsqu'il rajouta qu'il n'y avait rien à ajouter derrière. En vérité on avait toujours quelque chose à rajouter derrière un nom mais je pouvais parfaitement comprendre qu'il parlait là de sa profession. Enfin je doutais fortement qu'il soit sans profession mais probablement était-ce le genre de personne qui ne préférait rien dire. D'une manière ou d'une autre il aurait bien appris que j'étais détective privée. Dans cette ville rare était les personnes qui ne me connaissait pas, ne serait-ce que pour avoir fait appel à mes services ou alors pour avoir entendu parlé du fait qu'une femme faisait ce genre de métier. D'ailleurs lorsque j'avais dit détective privée, j'avais sentis une certaine curiosité de sa part, je devais avouer que ce métier était étrange pour une jeune femme surtout que parfois je pouvais ressembler sans nul doute à une mercenaire.

Enfin ma taille et mon poids ne faisait pas trop penser à une mercenaire. J'étais réellement petite, mais d'un autre côté, ce n'est pas la taille d'une personne qui fait qu'elle est ce qu'elle est. Je restais donc là tranquillement, cherchant à savoir si je l'avais déjà rencontré, me rendant compte aussi que la fourrure de sa patte était douce, rien à voir avec les animaux sauvages. Il me semblait que le monde ne connaissait vraiment pas bien les Suli en cet instant je trouvais cela réellement dommage. Je sortis doucement de mes pensées lorsqu'il me dit que je ne lui devais rien. Peut importe ce qu'il pouvait dire, pour moi, pour ma façon d'avoir été élevé et bien d'autre chose je lui devais quand même quelque chose et peu importe ce que cela devra être je lui rendrais. Ce n'était pas le fait d'avoir une dette, c'était surtout le fait de lui rendre son attention en quelque sorte. Je secouais doucement la tête, ressentant la fatigue qui faisait son œuvre. L'adrénaline quittait de plus en plus mon corps et si la blessure n'était pas assez profonde pour être inquiétante, je savais aussi que j'avais probablement perdu beaucoup de sang. Je me décidais à bouger lorsqu'il me lâcha la main et qu'il repris la parole. S'il pouvait se le permettre ? Bien sur qu'il le pouvait cependant je n'étais pas certaine d'être prête à parler de moi.

Mais bon il cherchait surtout à comprendre mon rôle dans cette ville probablement, ce qu'une détective privée telle que moi pouvait trouvait aussi, s'il y avait assez de travail ou autre chose. Ce n'était pas tout à fait parler de moi mais surtout de mon métier. Je ne savais pas trop par quoi commencé en réalité, ce métier était assez étrange en soit surtout que ce que je faisais ce n'était que des petites enquêtes rien de très compliqué en vérité. Il suffisait seulement d'un peu d'attention et de travail et bien entendu cette empathie qui me facilitait grandement le boulot la plupart du temps. Je me tenais prête à lui répondre lorsque finalement il me posa une question qui me fit sourire. Je sentis mes jambes flageoler quelque peu et décidait donc d'aller m'asseoir. Inutile de tomber comme une cloche sur le parquet de la chambre surtout que s'il avait eu l'amabilité de me soigner une fois, je doute qu'il vienne me ramasser si je venais à m'étaler. Je me rapprochais donc du lit ou je finis par m'asseoir. Peut-être aurais-je dû m'allonger, mais je n'en avait pas envie pour le moment et c'est avec un sourire que je répondis à sa dernière question.


« En fait c'est bien la première fois que je me retrouve au milieu de se genre de bagarre de rue. Il y a bien des fois ou je dois me battre d'où le fait que je me déplace toujours avec mes armes, mais là c'était réellement le pompom. Je voulais seulement aller à l'autre bout de la rue lorsque les deux camps se sont approcher et que je me suis retrouvé en sandwich. »

Lorsque je repensais à la scène s'était réellement pas de chance.

« Il me semble que vous, c'est votre curiosité qui vous a poussé à venir voir et finalement à vous retrouver pris dans la bataille, je me trompe ? »

J'avais remarqué cela lorsqu'il s'était approché. Mon regard cependant n'avait jamais croisé le sien essayant déjà de gardé contenance au vu de l'affaissement de mes muscles. Je finis finalement par reprendre la parole pour ce qui était de sa première question.

« En ce qui concerne mon métier, et bien je dirais qu'une ou qu'un détective privé(e) trouve ce qu'il cherche la plupart du temps. Il s'agit bien souvent d'objet volé pour moi en tout cas ou d'information sur telle ou telle chose. Je résous certains soucis de famille en trouvant les testaments et autre chose. Il n'y a rien de bien palpitant mais c'est toujours intéressant de donner un coup de main aux gens pour leur permettre de vivre sans avoir à se taper dessus ou s’entre-tuer constamment. »

Je restais là tranquillement, repensant à mes affaires passé. Tant de chose s'était passé ces derniers temps que je me demandais bien comme j'avais fait pour tout gérer. Parfois la vie vous apporte de vrai surprise.

« Et vous ? Comment vous vous êtes trouvé dans cette situation ? Ne me dites pas qu'il n'y a que votre curiosité qui vous a poussé dans cette  ruelle. »

Je venais peut être de trop en dire vu que je n'étais pas censé savoir qu'il s'agissait de sa curiosité qui l'avait poussé à venir, mais tant pis de toute façon au pire il prendrait ses jambes à son cou ce ne serait pas la première fois de toute façon, désormais peut m'importait.


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Eliaë écrit en #6699ff
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMar 27 Mai 2014 - 12:16


Qu’on puisse être détective privé m’échappait encore un peu. En réalité, j’imaginais difficilement que quelqu’un pouvait vire d’une occupation comme celle-ci, mais, après tout, je ne vivais de pas grand-chose et peut-être se contentait-elle également de peu. Je n’étais pas le seul à vivre avec suffisamment de simplicité pour ne pas avoir besoin de beaucoup d’argent. Quelques pièces me permettait d’acheter de quoi me nourrir, ou me loger, lorsque je ne récupérais pas directement ma nourriture dans la nature ou que je ne dormais pas à la belle étoile. Si les forêts et les plaines fournissaient souvent abris et de la viande en abondance suffisante, les villes, elles, demandaient un peu plus de « civilités » et je me voyais mal dormir dans les rues, ce n’était d’ailleurs pas vraiment accepté ou même toléré. Enfin, ce n’était pas à moi de juger ses occupations ni son travail comme elle ne jugerait probablement pas le mien. Puis, pour être franc, je n’en n’avais pas réellement. Aider certaines personnes me permettait d’obtenir quelques pièces, une soupe chaude ou un abri pour la nuit, ce qui était suffisant pour moi. Nul besoin d’opulence lorsque l’on est guidé par la Foi, même si peu étaient à même de comprendre cet état d’esprit. Ceux qui n’étaient guidés que par leur soif de richesses ne pouvaient vivre que dans la peur de la perdre. Après tout, il n’y a que lorsque l’on possède quelque chose de physique qu’il y a un risque de le perdre. La Foi, elle, ne peut être volée. Quant au reste de mes possessions, sans réelle valeur, je pouvais facilement me remettre de leur perte ou de leur vol, même si, bien entendu, je n’allais pas chercher délibérément à les abandonner. Enfin, cela avait peu d’importance pour la situation actuelle au final.

Je regardais la jeune femme s’asseoir sur le lit. Peut-être venait-elle finalement de se convaincre qu’elle avait tout intérêt à ne pas rester debout. Apprendre qu’elle ne se retrouvait pas souvent dans des bagarres ne m’étonna pas outre-mesure, elles restaient généralement rares et cantonnées uniquement dans les grandes agglomérations ce qui, il fallait l’admettre, n’était pas la généralité du continent. Les villages étaient monnaies courantes et les grandes villes ne naissaient que lorsqu’une plate-forme de commerce prenait place, ce qui n’arrivait pas partout. Pour le reste, par contre, je comprenais aisément que mettre son « nez » dans les affaires des autres ne poussait pas forcément à la compassion d’autrui et que, nécessairement, elle finissait par tomber là où il ne fallait pas, s’attirant ainsi des ennuis. Toutefois, de ce que j’en avais vu, elle semblait parfaitement capable de s’en sortir. J’allais d’ailleurs le lui faire remarquer, mais elle coupa mon élan en me demandant si c’était la curiosité qui m’avait poussée à devoir me battre à mon tour. Elle avait vu juste et il n’y avait rien à cacher de ce côté-là. « La curiosité est un vilain défaut paraît-il. » Ma curiosité avait peut-être été très mal placée à ce moment-là mais les rencontres étaient rarement le fruit d’un véritable hasard. Rencontrer une « guerrière » comme elle, si l’on pouvait la qualifier ainsi, pouvait être simplement un signe de Revoran et c’était surtout dans ce but que je m’étais convaincu de rester un peu, en retrait, pour observer la scène, sans me douter que j’allais être pris à parti. J’avais fait preuve de négligence et je l’avais payé, un enseignement à retenir, même si, de ce côté-là, j’avais encore quelques améliorations à faire. J’allais jeter un œil par la fenêtre lorsqu’elle prit à nouveau la parole.

Ainsi donc elle recherchait des objets volés ou des informations. Effectivement, cela semblait logique, même si je me doutais que cela ne devait pas être évident tous les jours. Elle semblait y trouver son compte et, au fond, c’était ce qui comptait le plus. Peu de gens vivaient en adéquation avec ce qu’ils voulaient réellement faire et menaient finalement une existence qui ne les passionnait pas, sans se rendre compte qu’ils pouvaient tout aussi bien changer leur façon de vivre pour qu’elle corresponde à ce qu’ils espéraient faire. Cela demandait cependant un peu de volonté, ce que tous ne pouvaient pas se targuer d’avoir. Pour ce qui était de ma curiosité… « Je n’ai hélas pas meilleure explication que celle-ci. » Et puis, c’était surtout la vérité. « J’ai pour habitude de me balader sans chercher réellement à me diriger vers un endroit en particulier. Pour le coup, j’ai bien peur de n’avoir rien d’autre que la curiosité pour justifier ma présence ce matin. » Il y avait aussi Revoran, mais cela, c’était plus difficile à expliquer à ceux qui ne partageaient pas la conviction que la vie pouvait être rythmée par les quatre volontés des Dieux. Ce n’était pas tant une affaire de Destin qu’une simple constatation, certaines choses ne s’expliquaient pas autrement, même si beaucoup n’arrivaient pas à accepter cet état de fait. Toujours adossé au mur non loin de la fenêtre je tournais mon regard vers l’extérieur qui donnait sur la cour. « Vous croyez à quoi ? Destinée ? Libre-arbitre ? Aux divinités ? » La question pouvait sembler étonnante à première vue. « J’aimerais savoir à quoi vous attribuez notre rencontre. » Après tout, je n’étais pas obligé d’être le seul à me demander s’il devait réellement y avoir une intervention divine dans cette rencontre, autant voir ce que l’intéressée en pensait d’elle-même.
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Eliaë Asiniël
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMer 28 Mai 2014 - 8:03

La curiosité est un vilain défaut. Je ne savais pas réellement si cette expression était réelle. Après tout par moment il valait bien mieux être curieux que ne pas regarder ce qui se passait autour de soi. Certes, dans certaines circonstance ce genre de réflexion était mal placé sachant que cela lui avait attiré des ennuis mais je devais avouer que je ne savais pas réellement à quoi attribuer ce sentiment. Certains sentiments étaient complexe tout en étant simple en vérité. Ils étaient ressentis différemment suivant la personne qui les émettaient. Ainsi j'avais pu comparer certains sentiments, comme la colère. Parfois sourde lorsqu'elle été ressentit par quelqu'un de blessé. D'autre fois violente lorsqu'elle était ressentit par quelqu'un qui aimait se battre. Il existait tellement de façon de ressentir les choses que je m'y perdais le plus souvent. De plus cette empathie me bouffait un peu la vie et je devais avouer que j'étais heureuse qu'il n'ait pas relevé cela. Comment aurais-je pu savoir d'ailleurs que c'était curiosité qui l'avait amené dans cette ruelle ? J'étais prise dans le combat, je l'avais seulement aperçu. J'aurais très bien pu le déduire. Je finis par sombrer dans mes réflexions sans me rendre compte que je devais peut être passé pour une folle à ses yeux. Les tourments intérieur qui me rongeaient faisaient de moi celle que j'étais actuellement, seulement voilà je n'étais pas seule et si je pouvais me laisser aller à ce genre de réflexion lorsque j'étais chez moi seule, je n'avais pas réellement le loisir de le faire cette foi-ci. Je refis donc lentement surface et le regarda. Il avait pris position près de la fenêtre de la chambre. Je ne pus m'empêcher de le regarder plus intensément comme si quelque chose en lui me parlait.

Je finis par laisser tomber, trouvant mon attitude assez peu agréable. Après tout, ce n'était pas très sympathique de ma part de faire cela. Je finis par attendre qu'il prenne la parole, comme on attends une réponse à une question. D'ailleurs c'était bien à une de mes questions que j'attendais une réponse. Cette réflexion me fit sourire intérieurement, j'en venais à me perdre et à en devenir incohérente même dans ma tête alors que je cherchais des réponses. Ce n'était pas facile tous les jours, mais je devais bien avouer que je n'allais généralement pas par quatre chemin pour poser des questions. Toujours perdu dans mes pensées, je finis par l'entendre reprendre la parole, répondant à ma question. Pas d'explication. Effectivement il y avait des moments ou les explications n'étaient que superflus et ou on entrevoyait une réponse que bien plus tard. Mais alors dans ce cas là qu'est ce qui l'avait amené dans cette ruelle. Il continua son explication alors que je partais dans mes pensées tout en l'écoutant. Justifier sa présence ? Voilà bien une étrange idée que celle-ci. Je n'avais jamais demandé cela, je n'y avais même pas pensé. Il ne s'agissait là que de la curiosité de ma part et je finis par reprendre rapidement la parole après qu'il ait terminé, je ne voulais pas d’ambiguïté.


« Oula, vous n'avez pas à vous justifier vous savez. Ce n'était que de la curiosité. »

Mon côté me fit mal alors que je bougeais un peu. Je finis par me demander si je ne m'étais pas froisser quelques côtes dans la bataille. Ce n'était guère réjouissant, mais tant pis. De toute façon ce n'était pas les premières blessures que j'avais et ce ne serait probablement pas les dernières. Je finis cependant par m'allonger sur le lit, lui laissant un bout de place s'il avait besoin de s'asseoir. Après tout j'étais dans sa chambre et j'avais un peu honte de le squatter de cette manière. La suite des événements me laissa sans voix. C'était une question que je n'arrêtais pas de me poser et voilà qu'il me demandait mon avis. Qu'allais-je pouvoir lui répondre alors que je ne savais même pas moi-même me répondre. Je partit dans mes réflexions tout simplement parce que je ne savais pas quoi lui répondre et finalement après un temps que je ne vis pas passer, je me lançais dans une réponse.

« Pour être honnête je n'en sais rien. Je ne crois qu'en la justice enfin surtout ma justice. Les divinités oui peut être, la destinée je me suis souvent dit que c'était nous qui vivions comme nous l'entendons. »

Je ne pouvais que l'apercevoir de là ou j'étais, couché sur le dos pour atténuer la douleur, mais je repris.

« Je ne sais pas à quoi j'attribue notre rencontre et je dois avouer que mes réflexions qui se perdent son parfois dérangeante. Je ne sais pas si les divinités peuvent nous pousser les uns vers les autres mais pourquoi pas. Après tout, nous suivons tous une route que l'on croit avoir tracé de nous même mais qui ne nous dit pas qu'elle avait déjà été tracé et que les choix que nous faisons ne sont que le destin. Je vous avoue que ce genre de complexe est encore un peu flou. Et si parfois j'ai du mal à croire aux divinités au vues de mon passé je me demande si elle ne jouerait pas parfois avec nous. »

Je m'arrêtais encore un instant et finalement regardant le plafond je repris.

« Vous savez, il y a quelque chose d'étrange dans cette situation dans notre rencontre. J'ai comme l'impression de vous connaître en étant certaine de ne vous avoir jamais rencontré. Ressentez-vous vous aussi ce genre de chose ou bien suis-je la seule de nous deux ? »

Regardant toujours le plafond je finis par poser une autre question.

« Et vous à quoi attribuez vous notre rencontre ? »

Curiosité oui, mais aussi désir de savoir, de comprendre. J'avais l'impression parfois d'être par trop différente, mais au vu de ses réponses, peut-être trouverais-je un début de réponse pour mes questions.


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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptySam 31 Mai 2014 - 21:05

« Ne vous inquiétez pas, je ne me gêne pas pour dire ce que je pense d’ordinaire. » J’avais répondu avec douceur, sans animosité ou remontrance, posant à nouveau mon regard sur la jeune femme. Je n’étais pas du genre à ménager les autres lorsque quelque chose ne me plaisait pas, mais, bien entendu, elle ne pouvait pas le savoir, ni le deviner. Il fallait aussi admettre que je passais le plus clair de mon temps en solitaire, aussi, la question ne se posait pas souvent et je ne souffrais pas trop de l’idée de pouvoir faire du « mal » aux gens. J’avais toutefois quelques souvenirs de regards en biais de quelques personnes peut-être un peu choquées ou simplement surprises que je ne faisais pas spécialement preuve d’assez de « tact » ou de « retenue ». Malheureusement, mon éducation était comme telle. Les faux-semblants n’avaient pas réellement leur place dans la nature et donc, par extension, dans ma vie, que cela gêne ou non. « Et il serait malvenu de la part d’un curieux de tenir la dragée haute à une autre curieuse, vous ne pensez pas ? » Il y avait une pointe d’humour au fond de ma voix. Après tout, il n’y avait pas de mal à poser quelques questions et, comme je le lui avais dit quelques instants plus tôt, je n’étais pas du genre à répondre lorsque cela me dérangeait. Je n’étais pas Suli à apprécier véritablement la compagnie des autres mais je devais admettre que je ne me formalisais pas trop de la présence de celle-ci dans ma chambre. Peut-être parce qu’elle n’était pas comme les autres. Il suffisait de voir la facilité avec laquelle elle avait réussi à arrêter une bagarre de rue. Ce fait restait impressionnant rien que d’y penser à nouveau. Quelques histoires étaient venues à mes oreilles à ce sujet, mais l’observer en vrai était toujours plus étonnant.

Je l’observais se recoucher dans le lit, apparemment davantage en confiance pour se laisser complètement aller et chercher à se reposer pleinement. Ses blessures n’étaient pas très graves, mais elle aurait besoin de se ménager suffisamment dans les prochains jours pour se remettre au mieux. Des mauvais mouvements dans les prochains jours risquaient de faire des dégâts supplémentaires douloureux. Tandis que le silence s’imposait à nouveau entre nous, je reposais mon regard vers l’extérieur, observant la cour où la tenancière de l’auberge passait, probablement pour récupérer quelque chose dans la réserve. La jeune femme finit néanmoins par briser le silence. Sa réponse fut intéressante. Peut-être parce qu’elle ne prenait aucune des possibilités que je lui avait offerte, signe d’une réflexion profonde, du moins en apparence. Elle ne semblait pas avoir d’idées arrêtées sur la question, ce qui était rarement le cas. Certains pensaient aux dieux, d’autres à leur libre-arbitre, souvent en fonction d’une éducation, sans une réelle réflexion sur leurs propres croyances. Ils n’étaient cependant pas à blâmer, beaucoup de choses allaient ainsi. Ses questions étaient légitimes et me firent sourire doucement. Néanmoins, ce qu’elle fit remarquer me laissa quelque peu troublé. L’impression de me connaître ? Je réfléchis quelques instants. « Je pense que vous vous souviendriez de m’avoir rencontré par le passé, tout comme moi. » Je faisais bien entendu référence au fait que j’étais un Suli et que nous ne courrions pas les rues. Pour ma part, je ne côtoyais pas énormément de personne, aussi, je n’avais pas trop de difficulté pour me souvenir de celles que j’avais rencontré. Toutefois, il se pouvait bien qu’elle m’ait aperçu quelque part sans que cela ne soit réciproque.

« Je ne pourrais pas dire que j’ai l’impression de vous connaître, toutefois, il est rare que quelqu’un attire mon attention comme vous l’avez fait. » Une simple constatation. Je ne voulais pas être cruel, mais je ne pouvais décemment pas lui mentir. Si elle avait l’impression de me connaître, ce n’était pas vraiment réciproque. « Vos talents de Bélinoise, peut-être. » Il y avait un petit sourire dans ma voix. Je connaissais ces dons qu’étaient ceux des peuples des Hommes, mais il y avait une grande différence entre connaître et en être témoin. Quant à sa question suivante, j’avouais ne pas être certain de vouloir lui répondre avec franchise. Il aurait été cependant malvenu de ne pas le faire. « Je ne saurais l’affirmer. Et peut-être était-ce pour cela que je vous posais la question. » Je fis une pause, pas réellement sûr de vouloir continuer sur la question. Après un bref instant, je me décidais finalement. « Je crois en la destinée et au libre-arbitre. C’est un peu contradictoire, je vous l’accorde, et, pourtant, n’est-il pas un choix que d’avoir foi en une divinité qui trace votre destin ? Ou, étrangement, n’est-ce pas un jeu du destin que de placer des choix sur notre route ? » Je souriais, ces questions pouvaient être débattues durant des heures sans trouver de réelles réponses. Je penchais ma tête en arrière, contre le mur avant de fermer les yeux quelques instants. « Hélas, je ne saurais dire si l’un ou l’autre a causé notre rencontre ou si nous la devons uniquement au hasard. Je crains de n’avoir aucune réponse à ce sujet. » Je respirais longuement avant de reposer mon regard sur elle, rouvrant les yeux. « Mais peut-être devriez-vous chercher à vous reposer plutôt que de vous laisser emporter par des questions qui n’ont peut-être simplement pas de réponses… »
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyLun 2 Juin 2014 - 4:07

Ses réflexions me firent sourire, pas d'un sourire froid et sans émotion comme j'avais l'habitude d'en distribuer, mais d'un vrai sourire. Un des rares que j'osais dispenser à mon seul proche encore en vie, mon oncle qui était rapidement devenu mon père. Il était différent. Différent des gens avec qui j'avais déjà frayé. Je ne savais pas comment l'expliquer mais c'était quelque chose d'étrange. Probablement une impression. Mon empathie me faisais souvent ce genre de chose que je ne comprenais jamais d'ailleurs tellement c'était très étrange. Je finis par hausser les épaules et laisser tomber les explications foireuses qui me venait à l'esprit en fait ce qui m'inquiétais d'avantage s'était sa possible réaction face au fait que je lui avait dit le connaître. Elle ne se fit d'ailleurs pas tarder. Il avait raison sur ce point, je me souviendrais de lui qu'importe le moment. On ne voyait pas tous les jours des Sulis et encore moins des sulis tel que lui. Cependant il y avait quelque chose de certains et c'était bien là tout le problème en vérité : je savais que je ne l'avais jamais rencontré. Cette évidence me frappa aussi sûrement que s'il s'était agit d'un indice capital dans une enquête. Mais alors d'où venait ce sentiment ? Qu'est ce qui me permettait de dire que j'avais l'impression de l'avoir rencontré ? Un rêve ? Autre chose ? Je ne savais pas, mais alors pas du tout et ce genre de non savoir me taraudait l'esprit bien plus qu'autre chose.

je finis par reporter mon attention sur la conversation et lorsqu'il dit qu'il était rare d'attirer l'attention comme je l'avais fais je ne pu que penser au sang des nos ancêtres bélinois et effectivement il renchérit avec cette idée. Ce don, je ne m'en servais que peu parce que si j'étais moi même calme en vérité mon empathie ne me permettait pas de me concentrer assez pour calmer les foules. Sauf que pour une fois j'avais réussit à faire fi des sentiments et je m'étais concentré sur le désir d'arrêter cette bataille idiote. Et elle m'avait valu une blessure par la même occasion. Sauf que je n'avais pas pu me résoudre à entraîné cet homme avec moi. Je n'y étais pas plus que pour lui dans cette histoire, mais moi je cherchais quelque chose par ici, lui n'avait fait que passé. Sa curiosité l'amenant vers ce coin ou peut être autre chose. D'ailleurs lorsqu'il reprit la parole pour me dire qu'il ne saurais l'affirmer, je sentais comme une certaine réticence en lui, un besoin de garder quelque chose de secret peut être. Bah après tout je ne disais pas tout non plus et je n'avais rien dit de plus sur moi à part mon travail. Je pensais alors qu'il allait s'arrêter mais finalement il continua et lorsqu'il commença a dire ce à quoi il croyait, je pensais au départ que ce n'était peut être pas compatible.

Et puis finalement il avait probablement raison. La destiné t'emmenait sur un chemin d'un côté, mais c'était bien toi qui décidais de prendre ce chemin, d'y rester ou même d'en changer. En fait il y avait bien un peu des deux. Mais dans ce cas là où pouvait-on placer les divinités ? Entraient-elles en jeu ? Ou bien étaient-ce elles qui décidé de la destiné d'un être vivant à son service ? Je croyais en la justice et tout nettement mon regard s'était porté sur Phélémée, mère de la justice et de l'équilibre et si je prenais certaines liberté parfois ce n'était que pour atteindre un but qui allait dans le sens que je m'étais fixé et donc dans le sens de la justice. Était-ce elle qui traçait ma destiné ? Non je ne le pensais pas, comment aurait-elle pu savoir que je la choisirais entre tous ? Ou alors il y avait un dieu du destin qui s'amusait à distribuer nos vie dans la balance suivant le dieu que nous choisissions ? Cette idée me fit sourire et rire intérieurement. Mes pensées comme d'habitudes étaient devenues incontrôlable. Dans ce genre de situation j'avais toujours un peu trop tendance à m'emballer. Il avait raison sur un point en tout cas, jamais nous n'aurions de réponses à notre question sur notre rencontre. Je prenais le coussin entre les mains histoire de relever ma tête lorsqu'il reprit pour une dernière réplique qui me fit sourire bien plus que toutes les autres.


« Oh vous ne me connaissez pas encore cela dit est-ce que je me connais vraiment moi-même ? Enfin bref, je ne suis pas du genre à me laisser aller. Le repos je ne connais pas vraiment c'est juste parce que j'ai l'impression que mes côtes en ont pris un coup et à vrai dire il me semble bien avoir reçu une garde d'épée de ce côté là. »

Je m'arrêtais un instant et finalement repris.

« Je suis du genre à me poser énormément de question, c'est mon travail après tout. Voir et entendre beaucoup de chose, me dire que ceci et cela peuvent être utile. Sortir de ces questions des réponses aussi pénible que cela peut être. Tant qu'il y a des questions on ne peut que chercher les réponses. Je ne pourrais pas me reposer même si je sais parfaitement qu'il y a peu de chance que je trouve une réponse pour ce genre de question, mais je ne pourrais pas m'arrêter avant d'être certaine de ne jamais en trouve, ce qui équivaut à dire que je me poserais sans doute toujours la question. »

On pouvait sentir le sourire dans ma voix. On m'avait souvent traité de folle pour ce genre de chose, mais je ne pouvais pas décemment laisser tomber alors que peut-être quelque part se trouvait une réponse à mes question. Je soupirais intérieurement, laissant s'égrenner quelques secondes et puis finalement quelque minutes. Je finis cependant par reprendre.

« Dites moi, vous avez dû pas mal voyager non ? Serait-ce impoli de ma part de vous demander de me raconter vos voyages ? Ou même comment vous viviez parmi les votre ? Bien entendu vous n'êtes pas obligé et si j'ai touché une corde sensible je m'en excuse d'avance. »

J'avais faillit ajouter que moi-même je ne parlais jamais de mon passé tant il était particulier et douloureux pour moi, tant aussi que je n'arrivais pas à m'en défaire. Mais je ne connaissais que très peu de Suli et je devais dire que ma curiosité était piqué au vif les concernant. J'attendais donc dans le silence espérant ne pas l'avoir blessé, avec les histoires de famille on ne savait jamais.


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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyLun 16 Juin 2014 - 4:46

Quelque soit la façon dont j’y pense, cette scène me semblait toujours aussi étrange. Peut-être parce que j’avais ramené cette jeune femme dans ma propre chambre sans plus y réfléchir que cela. En même temps, elle était blessée, avait besoin de soins et de repos, mais je ne pouvais pas dire que cet élan de générosité me caractérisait. Au contraire, j’avais plus tendance à passer mon chemin d’autant plus qu’il semblait y avoir suffisamment de personnes pour s’occuper d’elle. J’avais cependant décidé de faire autrement, poussé par une intuition délicate à cerner, impossible à comprendre et je me retrouvais là, dans cette étrange situation. Je me sentais un peu idiot, mais ce qui était fait était fait, il n’y avait plus grand-chose à faire sur le sujet. Alors certes, je pouvais toujours m’arranger pour la mettre dehors mais cela aurait été inutilement désagréable dorénavant et puis elle n’avait rien fait pour le mériter. De mon côté, je ne savais simplement pas où cette petite histoire allait nous mener. Le jour avançait tranquillement mais il restait encore de longues heures avant que le soleil ne prenne sa retraite derrière l’horizon, toutefois je doutais qu’elle soit véritablement en état de repartir. Qu’elle doive passer la nuit allongée dans le lit ne me dérangeait pas, par contre je ne m’imaginais pas devoir rester dans cette chambre tout l’après-midi. Je savais que j’aurais besoin de prendre l’air à un moment ou à un autre. Non pas qu’elle me dérangeait, mais simplement que je n’aimais pas rester enfermé pendant toute une journée, probablement une déformation animale propre à tous les Sulis. Nous étions un peu, voire beaucoup, des animaux après tout et rares étaient ceux qui appréciaient de rester entre quatre murs sans profiter de la lumière du jour. Et même si les villes n’étaient pas le meilleur cadre pour être « au naturel », c’était toujours mieux que rien.

Alors qu’elle parlait, je reposais mon regard sur ce brin de femme qui pouvait décidément bien cacher son jeu. Je restais perplexe quant au fait qu’elle n’avait pas spécialement besoin de repos. Dans son état, ce n’était pas raisonnable mais je n’allais pas essayer de la convaincre qu’elle devait rester allonger. S’il y a une chose que j’avais pu remarquer, c’était qu’elle semblait n’en faire qu’à sa tête et je n’allais certainement pas essayer de la faire changer d’avis contre vents et marrées, après tout, elle semblait suffisamment consciente de ses propres limites elle-même, il aurait été déplacé pour un inconnu de chercher à la retenir. A cette idée, je me demandais comment cette rencontre allait se terminer. Tout me semblait un peu étrange depuis quelques minutes et, à vrai dire, je ne m’imaginais pas vraiment de « départ » qui ne soit… normal. J’esquissais un sourire pour moi-même alors qu’elle expliquait qu’elle se posait énormément de questions et n’était pas du genre à laisser les choses filer tant qu’elle n’avait pas de certitudes. C’était un choix comme un autre, personnellement je n’allais peut-être pas jusqu’à me retourner aussi violemment la cervelle. Mais peut-être était-ce simplement ma Foi qui me permettait de ne pas avoir à remettre en question tous les évènements de mon existence. Après tout, si quelque chose devait se passer, il y avait peut-être une raison, je pouvais peut-être la trouver, la comprendre, mais était-ce vraiment important au fond ? Les raisons étaient-elles l’essence nécessaire pour comprendre les évènements qu’elles impliquaient ? J’en doutais sincèrement. Cela demandait néanmoins de ne pas avoir complètement le contrôle sur son existence, un choix que certaines personnes n’acceptait pas facilement, voire pas du tout. Quelque chose que je pouvais comprendre bien aisément.

J’avais décidé de ne rien répondre à ces paroles, peut-être parce que je ne voyais simplement pas quoi dire. Et, au fond, je doutais vraiment qu’elle s’attende à ce que je dise quoique ce soit. C’était son choix de vie, j’aurais été mal placé de le commenter d’une manière ou d’une autre. Alors qu’elle brisait le silence pour me demander de parler un peu de moi, j’étais un peu surpris. Non, je ne m’y attendais pas vraiment. A tort peut-être. « J’ai effectivement pas mal de voyages à mon actif. Je suis arrivé à Hydrasil il y a quelques jours. » Je n’étais pas certain de vouloir en dire davantage. Je n’étais pas du genre à parler de mon passé, qu’il s’agisse de mon ancienne vie, en tant que Suli, ou de celle-ci, en tant que dévot de Revoran. Pourquoi ? Parce que ce n’était pas dans mes habitudes, tout simplement. « Je ne suis hélas pas certain de pouvoir vous raconter quelque chose de plus passionnant que ce que vous-même devez vivre quotidiennement. » Il était évident qu’elle devait également avoir son lot de découvertes. Je n’étais pas certain qu’elle voyage également, mais il ne semblait pas que cela puisse être hors de sa portée. En tout cas, étant donné ses compétences martiales, je plaignais sincèrement les malandrins qui pouvaient croiser sa route. « Quant à la vie entre Sulis… Ce n’est probablement pas très différent d’ailleurs. Peut-être simplement plus communautaire et plus sauvage, mais c’est naturel au fond, j’imagine, nous sommes plus proches de la nature que la plupart des autres races. » Tout était plus brutal. La primauté n’allait pas nécessairement vers les liens du sang, mais vers la survie de la meute. Abandonner les plus faibles pour ne pas « gaspiller » de nourriture. Cela pouvait sembler cruel, mais le règne animal avait ses règles et, au fond, cela m’allait, même si j’avais pu en souffrir. « Je suis un bien piètre narrateur, j’en ai peur. Mais je n’ai pas l’habitude de m’exercer sur le sujet. »
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyMar 17 Juin 2014 - 6:08

J'attendais bien sagement qu'il veuille ou non me parler. Je ne lui en voudrait pas s'il ne le voulait pas contrairement à d'autre trop curieux je savais que certaines choses n'étaient pas … très agréable à dire et je ne voyais pas l'intérêt d'obliger qui que ce soit à en dire plus que cela n'était nécessaire. J'étais simplement curieuse, l'information c'est le nerf de la guerre en quelque sorte et moi j'étais une des personnes qui recherchaient des informations, sur tout et pour tout le monde. Lorsqu'il prit la parole, je laissais tranquillement sa voix me bercer. Comme je l'avais pensé et remarqué, ses phrases étaient brèves et concises. Il ne cherchait pas à détailler outre mesure, pas comme je l'avais fait. J'avais une grosse tendance à justifier tout ce que je faisais, tout ce que je disais, c'était parfois un sacré handicap, mais je ne le faisais qu'avec les gens qui arrivaient à me convaincre que cela en valait le coup. Lorsqu'il parla de ce que je vivais quotidiennement je faillis lui dire qu'il se trompait lourdement. Je ne vivais pas des choses passionnantes tous les jours et d'ailleurs souvent ça n'avait rien de très passionnant. Ce n'était pas de l'aventure à proprement dite, c'était surtout... de la recherche et un peu bien entendu de l'aventure des les rues de Bélin mais rien de très passionnant. D'ailleurs je devais souvent faire quelques exercices d'agilité pour arriver à mes fins ou dans les autres cas je devais me battre pour finalement obtenir ce que j'étais venu chercher. Pouvait-on appelé cela passionnant ?

Comme à mon habitude je remarquais que je m'étais une fois de plus égarée dans mes pensées. À croire que je cherchais toujours des explications farfelues là où il n'y avait rien. Je reportais donc mon attention vers le jeune homme. La vie des Sulis pas différente d'ailleurs ? J'en doutais fortement, chaque peuple avait sa propre façon de vivre et le fait qu'ils soient des animaux devait forcément amené à une vie en communauté différente de celle des humains. Je me demandais d'ailleurs s'il était monnaie courante de partir de chez soi pour finalement vivre avec d'autres. Je me demandais même s'il n'était pas courant de rester en tribu comme les animaux. Plus ça allait et plus je remarquais que mes interrogations pouvaient paraître déplacés. Heureusement qu'il ne pouvait pas lire dans mes pensées. Quoi que, si moi je pouvais lire dans les sentiments pourquoi lui ne pourrait pas lire dans les pensées. Je le regardais alors qu'il venait me dire qu'il était un bien piètre narrateur. Un sourire naquit sur mes lèvres tranquillement et l'étrangeté de la situation me revient aussi rapidement que je ne m'en étais pas soucier pour le moment. Je me rassis sur le lit, regarde alentour et finalement réponds à sa question.


« Ne vous en faites pas, c'est moi qui pose trop de question. Veuillez m'excuser. »

Je ressens son besoin de sortir, j'aurais dû m'en rendre compte plus tôt. Les sulis ne sont pas fait pour être enfermé, de plus je ne peux pas dire que je suis du genre à rester moi-même enfermé. Et puis, je ne sais pas. Étrangement cette situation me met mal à l'aise, il faut que je m'en aille, que j'évacue cela. La douleur s'est fait diffuse et je pense désormais qu'il est temps de prendre congés de la gentillesse de Zak. Je me lève donc du lit sachant que je sais qu'il ne me retiendra pas. Je ceins mes cimeterres dans mon dos, leur place habituel. Le frottement de la lanière d'un des fourreaux m'arrache une contraction de la mâchoire. Peu importe et puis je n'avais pas finis mon enquête. J'avais peut-être perdu du sang, mais il était hors de question que je m'arrête en si bon chemin. Je finis donc de récupérer mes affaires et me retourne vers lui.

« Navré de vous avoir pris du temps, mais merci pour vos soins. Si jamais vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas à faire appel à moi, ce sera avec le plus grand plaisir que je vous aiderais. »

Je me tourne vers la porte de la chambre, l'ouvre et une fois sur le seuil, me retourne une dernière fois vers lui.

« Ce fut un réel plaisir de vous rencontrer Zakaerii. »

Et je sortis de la chambre, dévalant les marches deux par deux. La blessure se rouvrirait probablement vu les tractions que je l'obligeais à faire, mais peu importe. Je devais m'éloigner au plus vite, j'avais pris bien trop de temps à cette personne qui avait probablement autre chose à faire. Mais dans ma tête, la vraie raison se profila aussi rapidement que si je l'avais dit à voix haute. Comme d'habitude je fuyais quand je sentais que je pouvais créer un quelconque lien avec une personne.


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De tous les chemins que j'ai suivis, celui que j'ai pris est sans doute le plus long. Mais je m'y conformerais, parce qu'il me mènera là où je dois me rendre !

Eliaë écrit en #6699ff
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Zakaerii
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Zakaerii
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MessageSujet: Re: [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii)   [Terminé]On a toujours besoin d'un plus grand que soit... (Pv Zakaerii) EmptyLun 30 Juin 2014 - 5:22


Cette jeune femme était… intéressante. Il n’y avait pas réellement d’autres mots que celui-là pour le moment. Sa curiosité était naturelle, du moins à en croire le métier qu’elle pratiquait. Pour un peu, elle aurait pu être une Félidae. On ne faisait pas référence à la curiosité féline pour rien, même si, en un certain sens, j’échappais un peu à la règle. Toutefois, ce n’était pas trop étonnant étant donné que j’avais quand même passé beaucoup de temps aux contacts des Hommes. Avec le temps, j’avais fini par devenir un peu comme eux. Je ne rejetais pas mes origines Sulis, bien au contraire, mais certains traits de caractères s’étaient un peu estompés avec le temps comme le vent finit par effacer quelques détails sur des gravures faites de pierre. Peut-être que certains des miens n’apprécieraient pas tellement mon « humanisation » mais je suivais désormais ma propre voie et depuis longtemps j’avais compris qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible. Revoran était le phare de ma nouvelle existence, qui ou quoi que je fus avant cela n’avait plus aucune importance dans ma vie présente. Je savais que le fait que je sois un Homme-Félin n’avait aucune valeur dans le dessein que dessinait pour moi le Dieu de la Puissance et de la Guerre. Et, qui plus est, s’il n’avait eu aucun besoin de ma personne, il n’aurait certainement pas fait en sorte que je me retrouve ici, tel que je l’étais aujourd’hui. Après tout, pourquoi m’insuffler sa puissance s’il n’avait pas besoin de moi ? Enfin, l’heure n’était peut-être pas vraiment à ces retours en arrière spirituels. Je ne doutais pas de ma voie, ni de mes origines, et c’était là la seule chose qui comptait réellement. Je saurais sans doute bien assez tôt ce que mon avenir me réservait.

Concernant la dénommée Eliaë… Et bien, elle ne sembla pas très emballée par ce que j’avais à lui dire, mais, au fond, ce n’était guère étonnant. J’étais assez réservé sur ma propre histoire et peut-être minimisais-je les différences entre les Hommes et les Félidaës, mais je pouvais difficilement débattre sur le sujet. Pour ma part, il n’y avait pas grand-chose à en dire, même si, bien entendu, j’aurais pu partager ma propre expérience sur le sujet. Malheureusement, je n’aimais pas spécialement évoquer mon passé et surement pas avec une inconnue, fusse-t-elle arrivée sur ma route par le fait de Revoran. Après tout, qui avait besoin de savoir que j’avais été abandonné et recueilli ? Certes cela avait fait de moi celui que je suis aujourd’hui mais avait-ce encore une quelconque importance ? Toujours adossé au mur, je fus toutefois étonné de la voir s’excuser de poser « trop » de questions. C’était inattendu. En réalité, je voyais déjà en venir d’autres, principalement à cause de mon manque évident de précision sur le sujet. Mais il n’en fut rien, bien au contraire. Peut-être avait-elle sentie que cela me dérangeait de parler de cela. « Ne vous excusez pas. Il n’y a jamais trop de questions, après tout, il n’est jamais nécessaire de répondre, n’est-ce pas ? » Une pointe d’amusement perla dans mon regard et peut-être au fond de ma voix. Un bruit feutré me tire de ma contemplation. Elle est entrain de se lever. Vraiment ? Pense-t-elle réellement pouvoir tenir debout aussi vite ? Il semblerait que oui. C’est assez impressionnant, mais je me demande bien pourquoi elle semble pressée de partir tout d’un coup. Enfin, je n’ai aucune raison et aucune autorité pour la forcer à rester. Il restait à espérer qu’elle pourrait regagner son domicile sans encombres.

Je l’observais prendre ses affaires avant qu’elle ne se retourne à nouveau vers moi. « Essayez de ne pas vous blesser une nouvelle fois, il n’y aura peut-être pas toujours un Suli pour vous remettre sur pieds. » Alors qu’elle ouvrait la porte, je me désolidarisais du mur et me redressait de toute ma hauteur, faisant quelques pas dans sa direction. Elle se retourna à nouveau, avant de glisser quelques derniers mots et de se glisser dans l’ouverture de la porte avant de la refermer. « Le plaisir était pour moi. » Elle ne m’avait surement pas entendu mais je n’avais pas eu le temps de dire quoique ce soit qu’elle était déjà partie. Je soupirais légèrement avant de m’installer sur le rebord du lit, réfléchissant encore aux conditions qui nous avaient poussés à nous rencontrer. Peut-être ne valait-il mieux pas trop y penser. Dans un mouvement de dépit, je me laissais tomber en arrière au milieu des draps. Je pouvais encore y sentir le parfum de mon invitée-surprise, une odeur douce, agréable. Rien qui ne m’empêcherait de dormir, bien au contraire. C’était un peu le problème des gens de mon espèce, notre nez plus « fin » que la moyenne permettait de reconnaître des odeurs que les Humains ne percevaient souvent pas. Un avantage tout comme un inconvénient si vous voulez mon avis, car certaines ne méritaient réellement pas d’être perçues… Enfin, c’était loin d’être le cas ici. Le regard fixé sur le plafond de la chambre, je laissais mes pensées s’égarer à nouveau. J’allais probablement décider de déambuler un peu dans les rues de la ville cet après-midi, mais, d’ici-là, je m’accordais un peu de temps pour faire le vide et peut-être avoir un nouveau point de vue sur tout ce qui s’était passé dans cette chambre…

FIN
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